La justice autorise le déménagement d'une mère mais maintient le lieu de vie des enfants
Le tribunal des affaires familiales a statué qu'une mère peut déménager dans le nord d'Israël, mais que le centre de vie et l'école de ses enfants doivent rester dans leur village actuel.

Le tribunal des affaires familiales a récemment statué qu'une mère souhaitant s'installer dans une autre ville du nord d'Israël après une séparation pouvait le faire, mais que le centre de vie de ses enfants devait rester dans la petite communauté rurale où ils sont nés et ont grandi. La séparation du couple, établi dans ce petit village depuis plus de dix ans, a déclenché un vif conflit de garde autour du lieu de résidence des enfants.
En avril 2025, le mari a annoncé son intention de divorcer. À la suite de cela, la mère a demandé à déménager avec leurs enfants plus au nord pour se rapprocher de sa famille élargie, affirmant ressentir de l'isolement, de la solitude et de l'éloignement dans leur localité actuelle. Elle s'est empressée d'inscrire les enfants dans des établissements scolaires du nord, affirmant que le père n'était pas apte à les élever en raison d'une consommation passée de marijuana et de crises de colère.
En réponse, le père, représenté par l'avocat Arthur Shani, a demandé et obtenu une injonction temporaire contre ce déménagement. Me Shani a réfuté les affirmations de la mère, soulignant que le père avait suivi un atelier de gestion de la colère et ne consommait plus de cannabis médical depuis environ deux ans.
Une note manuscrite comme preuve clé
Une preuve centrale présentée en faveur du père était une note manuscrite rédigée par la mère avant la séparation, dans laquelle elle proposait une répartition équitable des tâches ménagères et de la garde des enfants. La juge Rikanti Rosahar a vu dans cette note la preuve que la mère elle-même avait confiance dans les capacités parentales du père.
La décision du tribunal s'est largement appuyée sur la position des services sociaux, qui ont constaté un lien chaleureux entre le père et ses enfants, ces derniers exprimant le souhait de passer plus de temps avec lui. Les travailleuses sociales ont déterminé que la vie des enfants était profondément ancrée dans leur communauté actuelle et qu'un déménagement dans le nord nuirait à la continuité de leur quotidien.
Décision finale sur la garde partagée
Dans son jugement rendu le 14 août, la juge a rejeté la demande de la mère et a rendu l'injonction de non-déplacement permanente. Une garde partagée avec une répartition égale du temps parental a été établie. La juge a statué que la mère était libre de s'installer où elle le souhaitait, mais que le centre de vie des enfants et leurs cadres éducatifs ne l'accompagneraient pas et resteraient dans leur localité actuelle.
À l'issue de la procédure, Me Arthur Shani, qui représentait le père, a déclaré :
« Ce jugement montre clairement que la paternité ne se mesure pas à la répartition des rôles qui prévalait durant le mariage, mais à la capacité et à la volonté d'être un parent présent au quotidien. Les deux parents ont droit à une parentalité égale, et les enfants ont droit à leurs deux parents dans un environnement qu'ils connaissent. »





