Critique The Exiles : Olivia Colman et Alexander Skarsgård en paille

Olivia Colman incarne une pêcheuse solitaire qui commande un mari en paille à un artisan. Une comédie romantique fantastique, caustique et réjouissante.

Critique The Exiles : Olivia Colman et Alexander Skarsgård en paille
Photo d'illustration FilIsrael : AI Generated

À l'instar de George Lucas qui plongeait les spectateurs au cœur de Star Wars sans explications superflues, The Exiles, réalisé par Alex Huston Fisher et Eleanor Wilson d'après une nouvelle d'Ursula Wills, adopte le même principe. L'histoire se déroule dans un village intemporel, entre Angleterre médiévale et conte de fées, sans jamais expliquer comment un vannier local parvient à façonner des créatures vivantes en paille.

Olivia Colman incarne une pêcheuse marginalisée, rejetée par les villageois en raison de son métier. Lorsqu'une tradition de mariage la désigne ironiquement comme la prochaine promise, elle décide de leur tenir tête en se procurant un époux à tout prix. Elle fait alors appel au vannier, joué par Peter Dinklage, qui lui fabrique un mari entièrement en paille.

Interprété par Alexander Skarsgård, cet homme de paille s'avère rapidement être un partenaire idéal. Si les villageois décèlent rapidement l'étrangeté de cet époux végétal, la jalousie ne tarde pas à s'installer face à ce couple inattendu. Le film s'avère être une comédie irrésistible, à la fois sarcastique, piquante et étonnamment sensuelle.

Humour et Fantaisie

L'humour sauve le film d'un sérieux excessif, même si la dimension allégorique pèche parfois par la banalité de ses conclusions. Cependant, une direction artistique soignée et des prestations d'acteurs magistrales compensent largement ces faiblesses d'écriture.

Porté par un quatuor d'acteurs inspiré et un esprit qui rappelle le charme intemporel de Princess Bride, le long-métrage s'impose comme une comédie romantique délicieusement excentrique, où priment avant tout la magie et l'autodérision.

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