L'animateur israélien Evri Gilad victime d'une paralysie faciale de Bell
L'animateur israélien Evri Gilad a révélé souffrir de la paralysie de Bell, une affection causant une paralysie faciale unilatérale. Les experts rejettent son hypothèse liant la maladie au chewing-gum.

L'animateur de télévision israélien Evri Gilad a annoncé vendredi qu'il a été diagnostiqué avec la paralysie de Bell, une affection provoquant une faiblesse ou une paralysie soudaine des muscles faciaux d'un côté.
« Mon visage est complètement de travers », a déclaré Gilad. « Je me suis réveillé le matin, j'ai ressenti quelque chose d'étrange et j'ai regardé dans le miroir — c'était terrible. La moitié de mon visage est paralysée. » Gilad n'est pas la première personnalité publique à évoquer cette affection. Par le passé, d'autres personnalités ont révélé avoir souffert de cette paralysie faciale, notamment la chef cuisinière Michal Anski et le mannequin Anna Zak, ainsi que Justin Bieber, qui a souffert du syndrome de Ramsay Hunt.
Le débat sur le chewing-gum
Selon Gilad, sa maladie aurait été déclenchée par une consommation excessive de chewing-gum. « Parce que je suis devenu accro au chewing-gum, mâchant du matin au soir, cela a provoqué une inflammation du septième nerf crânien », a-t-il affirmé.
Cependant, le docteur Ilan Blau, chirurgien ORL et spécialiste de la tête et du cou au centre médical Meir, rejette fermement cette hypothèse. « Aucun lien n'est répertorié dans la littérature médicale entre la mastication de chewing-gum et la paralysie du nerf facial », a souligné le Dr Blau. Il explique que le nerf facial contrôle non seulement les expressions du visage, mais transmet également le sens du goût aux deux tiers antérieurs de la langue.
Lorsque ce nerf cesse de fonctionner, les patients perdent le goût d'un côté de la langue, ce qui les pousse parfois à mâcher du chewing-gum ou à sucer des bonbons pour compenser et stimuler l'autre côté. « C'est une conséquence et non une cause », insiste le médecin.
Symptômes et traitements de la paralysie de Bell
La paralysie de Bell se manifeste par une faiblesse ou une asymétrie soudaine du visage, entraînant des difficultés pour boire, parler et exprimer des émotions. L'atteinte la plus grave concerne l'œil, car l'incapacité à le fermer, notamment pendant le sommeil, provoque une sécheresse oculaire susceptible d'endommager la cornée.
Le traitement standard repose sur une cure de corticoïdes à forte dose pendant une semaine, parfois associée à des antiviraux en cas de paralysie totale. Des séances de kinésithérapie faciale peuvent être prescrites pour éviter l'atrophie musculaire. Pour protéger l'œil, l'utilisation de larmes artificielles et le port d'un pansement nocturne sont indispensables. Environ 70 % des patients guérissent complètement en trois mois, tandis que 15 % subissent des séquelles prolongées pouvant durer jusqu'à six mois.





