Elle a pris un taxi pour 10 euros et a été débitée de 2 555 : voici la décision du tribunal
Une touriste israélienne en France a affirmé qu'un chauffeur de taxi l'avait escroquée en débitant sa carte de 2 555 euros au lieu de dix. Le tribunal a rejeté sa plainte contre la société de crédit CAL, estimant que la société avait agi correctement puisque la passagère avait saisi un code secret. La juge a statué que les mesures de précaution étaient raisonnables et a condamné la plaignante aux dépens.

Le tribunal des petites créances de Tel-Aviv a rejeté la plainte d'une passagère qui exigeait de la société de crédit CAL qu'elle lui rembourse 2 555 euros suite à un débit inhabituel pour une course en taxi en France. La juge Anatot a statué que la société n'avait pas fait preuve de négligence en approuvant la transaction et a condamné la plaignante à payer 600 shekels de frais de justice.
La plaignante se trouvait en France et a effectué un court trajet en taxi pour un coût convenu de dix euros. Elle a demandé à payer en espèces, mais le chauffeur a prétendu qu'il n'avait pas de monnaie. La passagère a présenté sa carte de crédit et a saisi le code secret. Le chauffeur a affirmé que la transaction avait échoué et lui a demandé de le saisir à nouveau sur un autre appareil. Ce n'est qu'après avoir quitté le taxi qu'elle a reçu des SMS de la société de crédit et a réalisé que deux transactions de 2 555 euros chacune avaient été effectuées.
La première transaction a été approuvée et la seconde a été automatiquement annulée. La plaignante a contacté la société CAL et a exigé l'annulation du débit. Selon elle, la société a fait preuve de négligence en approuvant un montant aussi élevé pour une course en taxi dans un pays étranger et aurait dû exiger un code de vérification supplémentaire. La représentante de la société de crédit a expliqué au tribunal que la transaction avait été classée comme sûre car la carte avait été présentée physiquement et le code secret avait été saisi. La société a ajouté qu'un débit de milliers d'euros dans la catégorie taxi peut également apparaître dans des transactions liées à des voyages organisés. Le système automatique a rejeté la seconde transaction en raison de la proximité temporelle et du montant identique pour le même commerce.
La juge Anatot a rejeté la plainte, estimant que la plaignante n'avait pas prouvé les motifs lui donnant droit à un remboursement. Le verdict a noté que la société de crédit avait agi de manière justifiée en faisant la distinction entre une transaction physique avec code secret et des transactions à distance. La juge a écrit que les mesures de précaution prises par la société étaient raisonnables et appropriées, et a souligné les efforts de la société auprès d'entités internationales pour tenter de récupérer les fonds. Malgré la compréhension du préjudice subi par la plaignante, le tribunal a estimé qu'il est possible que, par distraction, elle n'ait pas remarqué le montant saisi sur l'appareil de paiement. La plainte a été rejetée et la plaignante a été condamnée à payer 600 shekels de frais à la société de crédit.

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