El Al intègre l'indice TA-35 de la Bourse de Tel-Aviv après une envolée boursière

El Al intégrera l'indice TA-35 de la Bourse de Tel-Aviv après une envolée boursière alimentée par la désertion des compagnies étrangères. Malgré des profits records, la compagnie fait face à des enquêtes pour surfacturation.

Source :Calcalist
El Al intègre l'indice TA-35 de la Bourse de Tel-Aviv après une envolée boursière
Photo : El Al Official Brand Identity

La compagnie aérienne israélienne El Al, contrôlée par l'homme d'affaires Kenny Rozenberg, intégrera pour la première fois de son histoire l'indice phare de la Bourse de Tel-Aviv, le TA-35. Cette ascension boursière, effective en novembre, met en lumière un paradoxe frappant : alors que le secteur aéronautique israélien subit de plein fouet les menaces sécuritaires et les annulations de vols, El Al tire profit du retrait prolongé des compagnies étrangères.

Une envolée financière record

L'impulsion décisive a été donnée fin septembre à la suite d'un incident de sécurité à bord d'un vol de Flydubai, incitant les passagers à privilégier la compagnie nationale. L'action El Al a bondi de près de 13 % en deux jours, portant sa capitalisation boursière à environ 11,5 milliards de shekels. Cette dynamique s'appuie sur des résultats financiers étourdissants. Au deuxième trimestre 2026, El Al a enregistré un chiffre d'affaires de 986 millions de dollars, en hausse de 27 % sur un an, tandis que son bénéfice net a doublé pour atteindre 132 millions de dollars.

Défis réglementaires et image publique

Malgré ce succès boursier, El Al doit faire face à des pressions réglementaires croissantes. En février, l'Autorité de la concurrence a annoncé son intention de lui infliger une amende de 121 millions de shekels pour des accusations de surfacturation des billets au début du conflit. Alors que la compagnie s'apprête à rejoindre le TA-35, son principal défi consistera à pérenniser sa rentabilité à mesure que la concurrence internationale reprendra ses droits.

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