Drame à l'aéroport Ben Gourion : les vols dont les billets ont déjà été vendus pourraient être annulés
Les compagnies aériennes étrangères exploitant les vols charters spéciaux pour les fêtes attendent toujours des autorisations critiques de l'Autorité aéroportuaire, alors que les préparatifs dans les pays de transit sont bloqués et que les passagers craignent de perdre des milliers de dollars.

Les préparatifs de la grande opération de vols vers Ouman à l'approche de Roch Hachana ont atteint des jours décisifs, alors que des dizaines de vols charters dont les billets ont déjà été vendus n'ont pas encore reçu les autorisations de décollage et d'atterrissage nécessaires à l'aéroport Ben Gourion. Ce retard laisse des milliers de passagers dans l'incertitude et fait craindre que certains vols ne soient annulés très près de leur date de départ.
Les premiers passagers devraient commencer leur voyage dès dimanche prochain. Les vols ne sont pas destinés à atterrir en Ukraine, dont le ciel est resté fermé en raison de la guerre, mais dans des aéroports en Roumanie et en Pologne. De là, les pèlerins doivent poursuivre vers Ouman par voie terrestre.
Le pic de trafic au départ d'Israël est attendu entre le 7 et le 10 septembre, tandis que les vols de retour sont prévus principalement entre le 14 et le 16 septembre. Selon des sources proches du dossier, les compagnies aériennes étrangères Albastar, HiSky et FlyOne attendent toujours les autorisations pour une partie des vols charters qu'elles doivent opérer.
L'absence de calendrier de vols approuvé n'affecte pas seulement les activités à l'aéroport Ben Gourion. Les autorités des pays de transit ont également du mal à finaliser les préparatifs pour accueillir les passagers. En Roumanie et en Ukraine, des détails précis sur les heures d'atterrissage et le nombre de passagers sont nécessaires pour planifier le système de transport, renforcer les passages frontaliers et allouer les forces de sécurité requises. Tant que les dates des vols ne sont pas définitives, les préparatifs dans ces pays restent également bloqués.
Dans le secteur du voyage, on craint un préjudice financier important pour les passagers. Beaucoup d'entre eux ont déjà dépensé des milliers de dollars en billets d'avion, en hébergement et en services supplémentaires à Ouman et dans les pays voisins. En cas d'annulation, ils pourraient perdre une partie des sommes versées à l'avance, en plus de la perturbation de leurs projets de voyage pour Roch Hachana.
La tension monte également face au fait qu'il s'agit d'un événement qui a lieu à des dates connues et fixes chaque année. Les passagers et les acteurs du secteur estiment qu'il aurait été possible de se préparer plus tôt à cette charge inhabituelle et d'éviter une situation où des décisions critiques sont prises quelques jours seulement avant le début des vols.
Suite aux retards, des passagers se sont tournés vers le président de l'union Breslev à Ouman, le rabbin Nathan Ben Noun, et lui ont demandé d'agir auprès de l'Autorité aéroportuaire pour favoriser une solution rapide. Les compagnies aériennes étrangères, de leur côté, ont précisé que sans certitude opérationnelle de la part des autorités israéliennes, elles pourraient ne pas effectuer certains vols.
Les passagers attendent désormais une décision qui permettra de mener à bien l'opération de voyage comme prévu. Si les autorisations ne sont pas obtenues rapidement, la crainte est que le retard ne se transforme en une vague d'annulations qui touchera des milliers de pèlerins juste avant leur départ pour Ouman.





