Note de la Discount Bank : stabilisation des rendements obligataires mondiaux

La note hebdomadaire de la Discount Bank met en lumière la stabilisation des marchés obligataires, les incertitudes budgétaires en France et la solidité persistante du secteur technologique en Israël.

Source :ICE
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ECONOMY // FINANCIAL FLOW

L'incertitude géopolitique continue de peser sur les marchés financiers, les prix de l'énergie, les anticipations de taux et les inquiétudes économiques en Europe occupant une place centrale pour les investisseurs. Selon la note économique hebdomadaire de la Discount Bank couvrant la période du 4 au 13 octobre 2026, les analystes signalent une certaine accalmie sur les marchés des obligations souveraines après la hausse des rendements enregistrée ces derniers mois.

Aux États-Unis, les données sur l'inflation publiées dans la semaine devraient susciter un vif intérêt, sur fond de hausse des prix de l'énergie et de débats concernant les prochaines mesures de la Réserve fédérale. En Israël, les marchés intègrent une faible probabilité d'une nouvelle baisse des taux au début de 2027, en raison notamment de l'incertitude électorale, de la stabilisation du shekel et des évolutions mondiales.

Marchés américains : la Fed ne se presse pas pour relever ses taux

Le compte-rendu de la dernière décision de politique monétaire de la Réserve fédérale a révélé un large soutien à l'éventualité d'une hausse des taux en septembre. Selon la note, certains membres du comité considèrent cette mesure comme un outil de gestion des risques et un moyen de contrer les pressions sur les prix émanant d'une forte demande. D'autres soulignent le niveau élevé de l'inflation et les chocs d'approvisionnement persistants comme justifications d'un durcissement monétaire supplémentaire.

Stabilisation obligataire et inquiétudes en Europe

Au cours de la semaine écoulée, la volatilité sur le marché des obligations souveraines américaines s'est légèrement atténuée. Les rendements obligataires ont reculé de 3 points de base sur l'ensemble de la courbe, tandis que la pente de cette dernière est demeurée inchangée. Parmi les facteurs ayant contribué à cette accalmie figurent de solides souscriptions lors des adjudications d'emprunts d'État à long terme. Néanmoins, la Discount Bank rappelle que par le passé, une amélioration du ratio de couverture a également coïncidé avec des périodes de hausse des rendements, ne constituant pas en soi un signal de retournement de tendance.

En Europe, les inquiétudes persistent quant à la situation budgétaire de la France, sur fond d'instabilité politique et de difficultés à réduire le déficit public. Ces craintes se sont légèrement apaisées, le rendement de l'OAT française à 10 ans se stabilisant à 4,9 %, soit un spread de 1,4 point de pourcentage par rapport au Bund allemand équivalent.

Le secteur technologique israélien affiche sa résilience

En Israël, les indicateurs d'activité économique dressent un tableau contrasté. Les exportations de services se sont contractées de 4,7 % en juillet 2026, tout en affichant une progression annuelle de 10,8 %. Ce recul découle en partie d'une baisse de 5 % des exportations de services high-tech, qui affichent néanmoins une croissance annuelle de 10,1 %, un rythme modéré par rapport aux mois précédents.

En outre, l'enquête de conjoncture de septembre reflète l'optimisme des entreprises technologiques quant à une reprise du rythme de croissance des exportations. Parallèlement, une augmentation modérée du nombre d'entreprises signalant des pénuries de main-d'œuvre a été enregistrée.

Consommation privée et perspectives de taux

Les données de consommation traduisent une activité soutenue des ménages. Le mois d'août a vu une hausse de 3 % des achats par carte bancaire par rapport à juillet, ainsi qu'une progression annuelle de 9,6 %, illustrant la vigueur de la consommation privée après une révision à la baisse les mois précédents.

Concernant le taux directeur de la Banque d'Israël, les marchés n'accordent qu'une probabilité de 25 % à une nouvelle baisse au début de 2027, tout en anticipant des hausses de taux à partir de septembre 2027 pour atteindre 3,5 % en fin d'année. Ces anticipations sont influencées par l'incertitude politique locale, la stabilisation du shekel et la conjoncture internationale.

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