La Discount Bank demande l'annulation de la vente de CAL à Horesh
La Discount Bank demande l'annulation de l'obligation de vendre CAL au groupe Horesh-Harel, invoquant les conditions bloquantes imposées par l'Autorité de la concurrence qui compromettent la transaction.

La vente de la société de cartes de crédit CAL au groupe Horesh-Harel pour 4 milliards de shekels est menacée d'annulation après que la Discount Bank a adressé une demande officielle au gouverneur de la Banque d'Israël, au ministère des Finances et au ministère de la Justice. La banque réclame l'annulation de l'obligation réglementaire lui ordonnant de céder ses parts dans l'émetteur de cartes.
Cette lettre intervient à la suite des conditions strictes fixées par l'Autorité de la concurrence, qui exige la nomination d'un superviseur mandaté au conseil d'administration de CAL et interdit à Union — la holding de George Horesh — de nommer ses propres administrateurs. Ces restrictions découlent de la participation d'un tiers détenue par Union dans Super-Pharm, concurrente de la chaîne de pharmacies de «Shufersal».
Obstacles Réglementaires et Blocage
Dirigée par Avi Levi, la Discount Bank a signé il y a un an l'accord de cession de CAL à George Horesh et au groupe «Харэль» pour 4 milliards de shekels. La transaction est soumise à l'aval de plusieurs instances, au premier rang desquelles l'Autorité de la concurrence. L'Autorité a assorti son accord de conditions jugées inacceptables par Horesh, lui interdisant de nommer des administrateurs alors même qu'il prendrait le contrôle de CAL.
Aujourd'hui, l'Autorité de la concurrence a une nouvelle fois prolongé le délai d'approbation. La Discount Bank est tenue de céder ses 72 % dans CAL d'ici mai 2027 conformément à la réforme Strum et à la réforme des petites banques. Dans son courrier, l'établissement soutient qu'en l'absence d'un accord aux conditions raisonnables, il sera impossible de trouver un repreneur alternatif dans les délais impartis.
«Même si nous obtenons un long délai, nous ne pourrons pas trouver un autre acheteur», affirme la Discount Bank, soulignant qu'aucun acquéreur ne peut respecter un calendrier serré après une année de blocage.
Impasse sur les Alternatives et le Veto
La banque souligne également l'impossibilité de recourir à une introduction en bourse (IPO) en cas d'échec de la transaction. La First International Bank of Israel, qui détient les 28 % restants de CAL, s'oppose fermement à une telle démarche et dispose d'un droit de veto. Par conséquent, la banque demande l'abrogation de l'ordre de cession, estimant que l'État exige une vente tout en dressant des obstacles insurmontables.
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