Des experts en investissement avertissent : la pression sur le marché obligataire atteint un sommet historique
Le monde exige davantage d'infrastructures de sécurité et d'énergie, mais l'offre peine à suivre le rythme. Un directeur des investissements explique pourquoi la nouvelle réalité oblige les investisseurs à recalculer leur itinéraire.

Les marchés obligataires mondiaux sont confrontés ces dernières semaines à des pressions croissantes, qui se traduisent par une forte hausse des rendements à long terme, atteignant leur plus haut niveau depuis près de deux décennies. Selon Idan Azulay, directeur des investissements chez la société d'investissement Sigma-Clarity, ce phénomène inquiétant se produit dans un contexte de données d'inflation modérées, ce qui indique un changement profond dans l'économie mondiale.
Alors qu'autrefois l'inflation était causée par un excès de monnaie, aujourd'hui le problème central réside dans des contraintes d'offre rigides. Le monde exige plus d'électricité, de cuivre, ainsi que des infrastructures de sécurité et technologiques — surtout à la lumière de l'accélération de la révolution de l'intelligence artificielle — mais l'offre peine à suivre le rythme. La création d'une nouvelle mine ou le déploiement d'infrastructures prend des années, ce qui neutralise l'efficacité de l'arme des taux d'intérêt entre les mains des banques centrales et laisse le prix comme principal mécanisme d'équilibrage.
Dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes et de flambée des coûts dans les chaînes d'approvisionnement, les investisseurs sont contraints de s'adapter à une nouvelle réalité et d'exiger une prime de risque plus élevée pour la dette à long terme. Néanmoins, chez Sigma-Clarity, on identifie également une lueur d'espoir :
« La lutte mondiale pour la suprématie technologique et militaire devrait engendrer une vague d'investissements sans précédent dans l'« ancienne économie », ce qui créera des opportunités significatives pour les entreprises fournissant des équipements, de l'énergie et des infrastructures physiques. »





