Clalit et le ministère de la Santé s'opposent à la Cour suprême sur une enquête

Clalit et le ministère de la Santé s'affrontent devant la Cour suprême au sujet de témoignages confidentiels recueillis par une commission d'enquête sur la gouvernance de la caisse.

CalcalistAuteur : Adrian Filot
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Clalit et le ministère de la Santé s'opposent à la Cour suprême sur une enquête
Photo : Calcalist / צילום: דנה קופל

Le bras de fer entre les services de santé Clalit et le ministère de la Santé concernant la commission d'enquête de la caisse est dans l'impasse. Après environ deux mois de négociations et l'intervention de la Cour suprême, l'État a accepté de transmettre à Clalit la quasi-totalité des documents sur lesquels s'est appuyée la commission, soit 31 témoignages sur 35. Toutefois, l'État refuse de communiquer quatre témoignages supplémentaires, arguant que leur divulgation permettrait d'identifier des personnes ayant expressément demandé l'anonymat par crainte de répercussions sur leur avenir professionnel.

Dans sa réponse, Clalit soutient que, même après le recours devant la Cour suprême et la transmission des documents additionnels, sa capacité à mener une audition équitable se trouve entravée. Sans ces pièces, l'organisme estime ne pas pouvoir se défendre valablement et exige par conséquent la non-publication du rapport. Il s'agit du deuxième volet d'un conflit qui dure depuis plus d'un an.

Gouvernance d'entreprise et tensions

Lors de la première phase, Clalit avait tenté de bloquer la création même de la commission, initiée par le ministère de la Santé à la suite du départ de trois directeurs généraux et de plusieurs vice-présidents en l'espace de cinq ans. L'objectif initial était d'examiner les relations entre la direction et le conseil d'administration présidé par Yohanan Locker.

Bien que le ministre de la Santé, Haim Katz, ait d'abord gelé la commission mise en place par son prédécesseur Uriel Busso, il s'est ensuite convaincu de l'existence de failles de gouvernance d'entreprise au sein de la caisse, exigeant des réformes structurelles majeures. Le litige actuel ne porte plus sur la légitimité du contrôle, mais sur la proportion de données recueillies qui doit être partagée avec l'entité auditée, en particulier s'agissant des témoins ayant requis la confidentialité.

Le dilemme de la protection des témoins

Sept témoins avaient exigé que le contenu de leurs déclarations demeure secret. Après un nouvel examen, la commission est parvenue à transmettre trois de ces témoignages après occultation des noms, fonctions et détails identificatoires. Pour les quatre autres, l'État a estimé que le masquage s'avérerait insuffisant et trahirait immédiatement l'identité des locuteurs.

L'État fait valoir que le droit d'accès aux documents n'est pas absolu et doit être mis en balance avec la nécessité de préserver les mécanismes de contrôle futurs.

La Cour suprême devra trancher cette question cruciale : une audition exige-t-elle la divulgation intégrale des témoignages, y compris ceux livrés sous couvert d'anonymat ? Pendant ce temps, l'État avertit que le blocage du processus empêche de remédier aux dysfonctionnements profonds constatés au sein de la plus grande caisse de santé du pays.

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