La Grande-Bretagne étudie son adhésion à une nouvelle banque de défense internationale
La Grande-Bretagne envisage de rejoindre la nouvelle Banque de défense et de résilience du Canada pour financer ses dépenses militaires face aux tensions avec la Russie.

La Grande-Bretagne envisage de rejoindre une nouvelle banque d'investissement internationale conçue pour lever des centaines de millions de livres afin d'accroître les dépenses de défense dans un contexte de tensions croissantes entre l'OTAN et la Russie. Selon un rapport de la BBC, le ministre des Finances John Healey examine l'adhésion à la Banque de défense, de sécurité et de résilience (DSRB) créée par le Canada.
Initiative de Défense Multilatérale
Le Canada dirige les efforts visant à établir cette banque multinationale, destinée à permettre aux gouvernements d'obtenir des prêts à faible coût pour financer des projets de défense et étendre les industries militaires. Jusqu'à présent, l'Albanie, la Bulgarie, la Belgique, la Grèce, la Lettonie, le Luxembourg, la Roumanie, la Turquie et l'Ukraine ont exprimé leur soutien à l'initiative.
L'adhésion de la Grande-Bretagne et d'autres pays du G7 devrait nécessiter un investissement initial d'environ 870 millions de livres, réparti sur trois ans. Le Trésor britannique a souligné qu'aucune décision n'avait encore été prise.
Pressions Sécuritaires Croissantes
Ces discussions interviennent alors que Londres cherche des moyens de financer ses engagements sécuritaires croissants. Le gouvernement a jusqu'à présent évité de s'engager à porter les dépenses de défense à 3% du revenu national d'ici 2030, tout en maintenant l'objectif à long terme de 3,5% d'ici 2035. Cette initiative survient également sur fond d'incidents répétés ayant accru les tensions sur le flanc oriental de l'OTAN.





