Jérusalem : peine confirmée pour une association de Beit Shemesh après des constructions illégales
Le tribunal de Jérusalem a confirmé la condamnation à des travaux d'intérêt général et de lourdes amendes pour le directeur d'une association de Beit Shemesh suite à des constructions illégales.

Le tribunal de district de Jérusalem a rejeté l'appel déposé par l'association « Darcheiha Darchei Noam - Beit Shemesh » et son directeur de fait, confirmant une peine de deux mois de travaux d'intérêt général (détention convertie en travaux d'intérêt public) ainsi que de lourdes amendes. Cette décision fait suite à la violation prolongée d'un ordre de démolition judiciaire et à la réalisation de nouvelles constructions illégales. Le tribunal a souligné qu'un tel mépris persistant de la loi justifie une peine d'emprisonnement.
Les infractions et la procédure judiciaire
L'affaire, initiée par l'Autorité de contrôle de l'immobilier et de l'aménagement du territoire et menée par le parquet général, concernait la violation d'un ordre de démolition datant de 2010 visant des structures d'environ 418 mètres carrés. De plus, l'association avait érigé cinq autres structures non autorisées d'environ 181 mètres carrés, utilisées pour faire fonctionner des établissements scolaires et des jardins d'enfants.
Rejet des arguments humanitaires et éducatifs
Dans sa décision, le tribunal de district a rejeté l'argument selon lequel les activités éducatives de l'association et la pénurie de salles de classe justifiaient une réduction de peine. Le tribunal a souligné que les objectifs publics ou éducatifs ne permettent pas de se faire justice soi-même ni de violer de manière prolongée des décisions de justice. Les arguments relatifs à une application sélective de la loi ou à une régularisation prochaine ont également été écartés.
Compte tenu de la violation de l'ordre de démolition sur plusieurs années et de la commission simultanée de nouvelles infractions, le tribunal a jugé que le cas justifiait une peine de prison sous forme de travaux d'intérêt général, bien qu'il ne soit pas d'usage d'imposer une telle peine pour une première violation.
Amendes et responsabilité personnelle
Outre les deux mois de travaux d'intérêt général, le directeur de l'association a été condamné à trois mois de prison avec sursis, à une amende de 50 000 NIS et à un engagement financier du même montant. L'association a quant à elle écopé d'une amende de 200 000 NIS et d'un engagement similaire. Les ordonnances de mise en conformité, y compris par démolition, et l'interdiction d'utiliser les bâtiments restent en vigueur.
L'Autorité de contrôle de l'immobilier a réagi :
« Ce jugement montre clairement que la violation d'une décision de justice n'est pas une simple question technique. Quiconque dirige une association ou une institution publique porte une responsabilité personnelle pour les activités qui s'y déroulent. Un but public ou éducatif ne confère aucune immunité face à la loi. »

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