Banya Barbi se confie sur la foi, la musique et la quête d'unité
Le célèbre musicien israélien Banya Barbi évoque son parcours spirituel, son enfance atypique et le rôle thérapeutique de sa musique auprès des rescapés et des soldats.

Le célèbre musicien israélien Banya Barbi (37 ans), dont le titre « Keren Shemesh » est devenu un véritable hymne de réconfort national, s'est confié sur son enfance, son cheminement spirituel et sa vision de la musique comme vecteur de guérison.
Un parcours atypique vers la musique
Cadet d'une fratrie de quatre enfants ayant grandi à Tibériade, Barbi a éprouvé des difficultés à s'adapter au système scolaire traditionnel. Issu d'une famille de scientifiques, il a choisi une voie différente, inspiré par son père, chantre liturgique.
« Aujourd'hui, en tant que père, je comprends à quel point j'étais un enfant non conventionnel et combien mes parents m'ont soutenu. Ils sont mes modèles. »
Son déménagement à Kfar HaRoeh durant son adolescence lui inspire la chanson « Boker Tov », un titre né de la nostalgie de ses amis d'enfance, qui connaîtra un immense succès quinze ans plus tard.
Questionnements spirituels et retour aux sources
À l'adolescence, Barbi traverse une crise spirituelle et confie ses doutes à l'un de ses rabbins. L'accueil bienveillant de ce dernier préserve son lien avec la foi. Des années plus tard, il trouve une résonance profonde dans les écrits du rabbin Kook.
« Le rabbin Kook explique que la nature humaine est fondamentalement bonne, et que le retour à soi est une forme de repentir. Même corriger une parole blessante envers mon épouse en fait partie. »
Au quotidien, l'artiste reste attaché aux rituels : pose des tefilines, récitation du Shema Israël et respect du Shabbat lorsqu'il se trouve dans sa famille.
La musique comme instrument de guérison
Après son service militaire et des études à l'école de musique Rimon, Barbi se consacre entièrement à la création. Il perçoit son art comme une mission spirituelle, particulièrement essentielle en période de crise.
Depuis le début de la guerre, il s'est produit à de nombreuses reprises devant les soldats, les blessés et les survivants du festival Nova. Face aux divisions de la société, il appelle à l'apaisement et à l'unité. L'artiste envisage désormais de se tourner vers le théâtre, l'écriture de scénarios et la publication d'un livre autobiographique.





