Fraudes financières : les banques menacent le ministère des Communications

L'Association des banques menace de saisir la Cour suprême contre le ministère des Communications face à la hausse des fraudes financières et des failles télécoms.

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Fraudes financières : les banques menacent le ministère des Communications
Photo : ICE / אלעד מקדסי (צילום אביגיל פיפרנו-באר, shutterstock)

Un conflit inédit a éclaté entre l'Association des banques et le ministère des Communications concernant la gestion des fraudes financières, du hameçonnage et du détournement de lignes téléphoniques. L'Association des banques a adressé une mise en demeure avant d'engager des poursuites judiciaires et de saisir la Cour suprême, affirmant que le ministère a ignoré ses demandes répétées et n'a pas usé de ses prérogatives pour combler les failles de sécurité des réseaux cellulaires.

Selon des données révélées par TheMarker, la fraude financière inflige chaque année des centaines de millions de shekels de préjudices au public. Les chiffres de la Direction nationale du cyberespace pour 2025 font état d'une hausse de 35 % des attaques par hameçonnage. Les banques soutiennent que les failles des opérateurs constituent la principale porte d'entrée des attaquants et réclament des exigences d'identification renforcées lors de la portabilité des numéros.

Le directeur général de l'Association des banques, Eitan Madmon, a fustigé le régulateur : « Il semble que le ministère des Communications s'est comporté avant tout en gardien des intérêts des entreprises de télécommunications plutôt qu'en défenseur de l'intérêt public. » En réponse, le ministère a rejeté ces accusations : « La responsabilité de l'identification des clients incombe en premier lieu aux institutions financières. »

Ce renvoi de responsabilité laisse le public exposé à des cybermenaces sophistiquées. Faute d'un mécanisme de travail conjoint, la bataille judiciaire devant la Cour suprême tranchera la question des responsabilités respectives.

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