Israël : action collective de 15 milliards de shekels autorisée contre les banques

Le tribunal du Centre a autorisé une action collective contre quatre grandes banques israéliennes pour défaut de versement d'intérêts sur les comptes courants, évaluée à plus de 15 milliards de shekels.

Source •
Israël : action collective de 15 milliards de shekels autorisée contre les banques
Photo : ICE / ייצוגית נגד הבנקים (צילום אביב גוטליב, shutterstock, Magma Images)

Le tribunal de district du Centre a autorisé une action collective contre quatre des plus grandes banques d'Israël, suite à des accusations de non-paiement d'intérêts sur les comptes courants entre 2022 et 2025. Le juge Shmuel Bornstein a statué qu'il existe une possibilité raisonnable que la plainte, fondée sur l'enrichissement sans cause, soit acceptée.

Une action en justice d'envergure

Selon les informations publiées, la procédure a été intentée contre Bank Leumi, Mizrahi Tefahot, Israel Discount Bank et First International Bank. Les plaignants soutiennent que les institutions financières ont profité des fonds laissés par les clients dans leurs comptes courants, évalués à environ 400 milliards de shekels, sans leur verser d'intérêts.

"Les banques ont tiré profit de l'utilisation de fonds publics sans offrir de rémunération appropriée ni informer les clients des solutions alternatives."

Chiffrage des préjudices

Les requérants affirment que les banques auraient dû verser des intérêts adéquats ou informer les déposants des options de placement. Appuyé par une expertise économique, le préjudice total pour la période concernée est évalué à plus de 15 milliards de shekels. En mai 2025, un amendement à la loi bancaire est entré en vigueur, obligeant les banques à notifier tout solde positif supérieur à 15 000 shekels sur un trimestre.

Position de la Banque d'Israël

  • Défense des banques: Les établissements ont rejeté les accusations, affirmant l'absence d'obligation légale de rémunérer les comptes courants.

  • Avis de la Banque centrale: L'institution a estimé qu'une telle obligation pourrait nuire à la concurrence.

L'approbation de cette requête permet à l'action collective de passer à l'étape suivante, au cours de laquelle le fond du litige sera examiné.

Dans la même rubrique