Le rabbin Zamir Cohen présente sept clés pour une communication parent-enfant réussie

Le rabbin Zamir Cohen explique comment amener un enfant à suivre les conseils de ses parents tout en préservant son autonomie. Une méthode basée sur la confiance, l'explication et l'empathie.

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Le rabbin Zamir Cohen présente sept clés pour une communication parent-enfant réussie
Photo : צילום: Walla.co.il

Comment amener un enfant à faire ce que ses parents lui demandent, sans qu'il ait l'impression que l'on a décidé à sa place ? Selon le rabbin Zamir Cohen, lorsque l'enfant accepte de choisir la voie proposée par ses parents tout en sentant que le choix final lui appartenait, il s'agit d'une réussite majeure dans la communication familiale.

« Quand l'enfant en arrive à accepter de faire ce que ses parents lui ont dit, tout en étant convaincu d'avoir choisi lui-même, c'est la plus grande réussite de la communication entre parents et enfants », explique le rabbin.

Pour y parvenir, le rabbin Cohen recommande de transmettre sept messages clairs au cours de la discussion.

Sept étapes vers une communication constructive

  1. Le choix t'appartient

Le premier message est que la décision finale revient à l'enfant. Même si les parents ont une position arrêtée, il est important de lui parler comme à un partenaire de décision et non comme à un simple exécutant. Dire « au bout du compte, c'est toi qui décides » désamorce la résistance de l'enfant.

  1. Nous te faisons confiance

Le deuxième message est la confiance. Le rabbin suggère de dire : « Tu es grand, nous te faisons confiance ». Lorsque l'enfant sent que ses parents croient en sa capacité à prendre une décision sage, il n'aborde pas la discussion comme un combat, mais avec un sentiment de responsabilité.

  1. Expliquer le choix judicieux

Les parents ne doivent pas se contenter d'un « c'est comme ça ». Il est essentiel de présenter les différentes options et d'expliquer la direction que les parents jugent adéquate, offrant ainsi à l'enfant les outils pour comprendre les enjeux.

  1. Expliquer le pourquoi

Il convient d'expliquer pourquoi les parents estiment que c'est le bon choix, plutôt que d'attendre une obéissance aveugle. Comprendre la raison d'une limite aide l'enfant à mieux accepter la déception qui peut l'accompagner.

  1. Nous ne voulons que ton bien

L'enfant doit comprendre que la décision ne vient pas d'un intérêt personnel du parent, mais d'un désir sincère de veiller sur lui : « Ce que je te dis n'est pas pour mon intérêt personnel. Le seul but est que tu te portes bien ».

  1. Nous comprenons que c'est difficile pour toi

Même si la décision est juste, il ne faut pas ignorer la difficulté de l'enfant. Le rabbin conseille d'exprimer de l'empathie : « Nous comprenons à quel point il est difficile pour toi de faire face à cette épreuve ». Cette reconnaissance donne de la force à l'enfant.

  1. Nous t'aiderons à surmonter cela

Les parents ne doivent pas laisser l'enfant seul face à la frustration. Proposer une alternative ou une compensation (comme une autre activité en cas de sortie annulée) permet à l'enfant d'accepter la décision sans avoir l'impression de tout perdre.

Un impact à vie et des applications dans le couple

Selon le rabbin Zamir Cohen, la manière dont les parents transmettent leurs messages influence la façon dont les enfants se souviendront du foyer familial des années plus tard.

« Les parents qui agissent ainsi avec leurs enfants laisseront un souvenir impérissable : leurs enfants se rappelleront toute leur vie à quel point leurs parents étaient intelligents, sages et aimants. »

À l'inverse, de nombreux adultes gardent des griefs envers des parents pourtant bienveillants, simplement parce que le message a été mal transmis, donnant à l'enfant l'impression d'avoir été rabaissé plutôt que guidé.

Le rabbin souligne que ce principe s'applique également au sein du couple. Au lieu de formuler des critiques accusatrices (« tu as tort » ou « pourquoi as-tu fait ça »), il conseille d'exprimer son propre ressenti : « Je me suis senti très mal à l'aise quand cela s'est produit hier » ou « J'ai eu de la peine de t'entendre dire cela sur moi devant tout le monde ». Exprimer sa souffrance plutôt que de blâmer permet au partenaire de faire preuve d'empathie et d'écoute.

Sujets :Zamir Cohen

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