Le parti Yashar ! exige le retrait d'une vidéo par IA ciblant la justice
Le parti de Gadi Eisenkot a exigé que Bezalel Smotrich retire une vidéo générée par IA montrant de hauts magistrats israéliens en situation de émeute.

Le parti « Yashar ! », dirigé par Gadi Eisenkot, a adressé jeudi une lettre de mise en demeure au ministre des Finances Bezalel Smotrich et au parti du Sionisme religieux, exigeant le retrait immédiat d'une vidéo générée par intelligence artificielle publiée sur le compte X de Smotrich et mettant en scène de hauts responsables de la justice.
La lettre, transmise par l'intermédiaire de l'avocat Uri Haberman, soutient que la vidéo dépasse le cadre d'un débat politique légitime et constitue une publication séditieuse. Elle affirme que la séquence dépeint une réalité falsifiée dans laquelle des figures judiciaires de premier plan participent prétendument à une manifestation politique, commettent des actes de vandalisme et sont interpellées par la police.
Contenu de la Vidéo Controversée
La vidéo met en vedette le président de la Cour suprême Yitzhak Amit et la procureure générale Gali Baharav-Miara manifestant contre Smotrich. Des messages sur la poursuite des réformes judiciaires, incluant le limogeage de la procureure générale et la modification de la nomination des juges, accompagnent ces images.
« Les élections ne sont pas une guerre civile. Pas même dans des vidéos offensantes générées par l'IA. Nous pouvons débattre sur le fond », a déclaré le président Isaac Herzog lors d'une cérémonie de prestation de serment de magistrats.
Le parti « Yashar ! » soutient que cette diffusion pourrait constituer un outrage au tribunal et une utilisation illégale de l'image de hauts fonctionnaires à des fins de propagande électorale. Gadi Eisenkot a qualifié la publication de méprisable et violente, affirmant qu'elle aggrave les clivages au sein de la société.
Contexte Politique
Cette mise en demeure intervient deux jours après la présentation par le Sionisme religieux de son programme législatif pour la prochaine législature, prévoyant notamment la scission du poste de procureur général et la modification du mécanisme de sélection des juges de la Cour suprême.





