La Bourse de Tel-Aviv subit sa pire chute en trois ans après les élections
La Bourse de Tel-Aviv a chuté au plus bas en trois ans à la suite des élections, effaçant les gains mensuels lors d'une vague de ventes massives touchant les valeurs locales.

La Bourse de Tel-Aviv a enregistré sa plus forte chute journalière en plus de trois ans, sous l'effet de résultats électoraux qui ont pris les investisseurs de court et provoqué des ventes massives sur les actions exposées au marché local.
Les principaux indices ont lourdement chuté. Le baromètre Tel-Aviv 90 a cédé 4,5 %, l'indice bancaire a plongé de près de 5 %, tandis que les valeurs de l'assurance ont reculé de plus de 5 %. Le secteur de la construction a essuyé les pertes les plus sévères, s'effondrant de près de 9 % et basculant, à l'instar des autres compartiments, en territoire négatif sur le mois.
Résilience de quelques secteurs clés
Alors que la quasi-totalité de la cote a viré au rouge, seuls quelques secteurs ont surnagé. L'indice pétrole et gaz a bien résisté, porté par la fermeté des cours mondiaux du brut sur fond de tensions persistantes avec l'Iran. De son côté, l'indice des valeurs logicielles, qui intègre des groupes comme NICE Systems, a préservé une certaine stabilité, bien que la plupart de ces titres affichent toujours un repli annuel supérieur à 20 %.
Des analystes financiers soulignent que les marchés avaient largement fermé les yeux sur les enquêtes d'opinion pré-électorales qui annonçaient une impasse politique. Les rallyes observés avant scrutin ignoraient l'absence évidente de majorité stable, exposant mécaniquement la Bourse à une correction brutale au lendemain du vote.
Un réajustement des anticipations
Pour Eyal Shina, directeur des investissements chez Pasternak Theumim, ce mouvement de vente a frappé en premier lieu les secteurs les plus vulnérables au climat psychologique.
« Les investisseurs prennent conscience de leurs erreurs d'appréciation, ce qui entraîne des sorties de capitaux significatives et explique l'ampleur de la baisse », a analysé Eyal Shina. « L'optimisme excessif s'est dissipé, même si les cours ne reflètent pas encore un scénario catastrophe. Le marché évacue simplement la surchauffe accumulée. »




