Controverse en Israël : la requête de ketouba d'une veuve de Tsahal rejetée
Un tribunal rabbinique israélien a rejeté la demande de ketouba d'une veuve de Tsahal, estimant que l'héritage civil compense le contrat de mariage. Ses avocats ont annoncé un recours en appel.

Une vive controverse juridique secoue actuellement Israël concernant les droits des veuves dont les maris sont tombés au combat pendant la guerre à Gaza. Le tribunal rabbinique régional de Tel-Aviv a récemment rejeté la requête d'une veuve de Tsahal réclamant 260 000 shekels au titre de sa ketouba (contrat de mariage) sur la succession de son défunt époux.
Contexte de l'Affaire et Décision du Tribunal
Le couple s'était marié en juin 2022 après avoir signé un accord de partage des biens validé par la justice. Tragiquement, le mari est tombé au combat le 7 octobre 2023 sans laisser de testament, le couple n'ayant pas d'enfants. Un ordre de succession a attribué à la veuve la moitié de la succession, l'autre moitié revenant aux parents du défunt.
Représentée par les avocats Arthur Shney et Rotem Cohen, la veuve soutenait que l'accord de partage ne valait pas renonciation à la ketouba. Toutefois, le tribunal a estimé qu'en vertu de la loi civile, elle avait déjà perçu une part importante de l'héritage, excluant ainsi le cumul des avantages.
La Réaction des Avocats et Appel Prévu
« La ketouba est un engagement que le mari a pris en toute conscience, après avoir réglé le partage des biens par un accord approuvé en justice », a déclaré Me Arthur Shney.
Les conseils de la veuve ont vivement critiqué la décision, déplorant que la requête ait été rejetée sans audience ni audition des parties. Ils ont annoncé leur intention de faire appel de cette décision devant la Cour suprême rabbinique à Jérusalem.





