White Lines sur Netflix : le thriller solaire d'Álex Pina à Ibiza
Sur Netflix, « White Lines » entraîne Zoe Collins à Ibiza pour enquêter sur le meurtre de son frère vingt ans après sa disparition, entre fêtes somptueuses et réseaux criminels.

La série Netflix « White Lines » nous plonge dans la vie paisible de Zoe Collins à Manchester, au Royaume-Uni, aux côtés de son mari Mike et de leur fille. Cette existence tranquille vole en éclats lorsqu'elle apprend qu'en raison de pluies torrentielles, le corps de son frère Axel, disparu depuis vingt ans, a été retrouvé sur les terres de la riche famille Calafell à Ibiza.
Marquée par une grave dépression et une tentative de suicide suite à cette disparition, Zoe quitte les siens et s'envole pour Ibiza afin de découvrir la vérité sur ce meurtre. Ce voyage devient une quête intime dans le passé d'autrui et dans les recoins de sa propre psyché, profondément meurtrie par le traumatisme de sa jeunesse.
Les zones d'ombre d'Ibiza
Sur place, Zoe retrouve les anciens amis d'Axel qui ont élu domicile sur l'île. L'un est devenu un gourou autoproclamé pour âmes en peine, tandis qu'un autre trempe dans le trafic de drogue maritime. Elle découvre alors que son frère adoré était un personnage destructeur et impulsif, laissant derrière lui un sillage de rancœur et de victimes.
Créée par l'Espagnol Álex Pina, célèbre pour le phénomène « La Casa de Papel », la série dépeint une Ibiza incandescente, partagée entre fêtes endiablées et criminalité impitoyable. En voulant mener l'enquête, Zoe se retrouve rapidement mêlée au trafic de stupéfiants, aux descentes de police et entame même une liaison avec un malfrat nommé Boxer.
Une esthétique solaire en question
Visuellement captivante avec ses paysages azuréens et ses décors baignés de soleil, « White Lines » pèche toutefois par un excès d'intrigues secondaires et de longueurs. La narration s'étire parfois au détriment du rythme, basculant par moments dans le mélodrame larmoyant.
Malgré ses faiblesses scénaristiques, le charme vénéneux de l'île et la signature d'Álex Pina font de cette fiction un divertissement estival honorable, même si « La Casa de Papel » restera son chef-d'œuvre incontesté.





