Espionnage pour l'Iran : un détenu conteste l'interdiction de visites
Inculpé pour espionnage pour l'Iran, Asher Benjamin Weiss a saisi la justice pour contester l'interdiction de visites familiales en prison. Le tribunal a ordonné un réexamen.

Asher Benjamin Weiss, accusé d'espionnage au profit de l'Iran, a déposé un recours auprès du tribunal de district de Lod contre le Service des prisons d'Israël, affirmant qu'on lui refuse le droit de recevoir des visites familiales en détention. Récemment transféré à la prison d'Ayalon et classé comme prisonnier de sécurité, Weiss soutient qu'il n'a pas vu ses proches depuis près de deux ans.
Lors de l'audience, Weiss a qualifié cette interdiction de violation d'un droit fondamental, précisant avoir soumis cinq demandes administratives sans obtenir de réponse. « Je ne reçois aucune visite familiale depuis plus de 700 jours », a-t-il déclaré, invoquant les dispositions de la Convention de Genève garantissant aux détenus le droit de voir leurs proches.
Une représentante du Parquet a soumis un document classifié au tribunal. Weiss a vivement contesté cette démarche, arguant qu'il lui est impossible de se prononcer sur une pièce versée unilatéralement sans y avoir accès. La représentante du Service des prisons a insisté pour que la position des services de renseignement, opposés à cette requête, soit entérinée.
Durant les débats, l'administration pénitentiaire a indiqué qu'à la suite d'une réévaluation concernant les prévenus poursuivis pour espionnage, chaque dossier sera désormais examiné au cas par cas, sous l'autorité du commandant de district.
Le juge Ron Sulkin, qui préside l'audience, a ordonné que le dossier de Weiss soit soumis à un nouvel examen du commandant de district afin d'évaluer la possibilité de visites familiales supervisées.





