Des experts iraniens et du Hezbollah dirigent les opérations houties au Yémen
Le ministre yéménite de l'Intérieur a révélé que 21 experts iraniens du CGRI et du Hezbollah commandent directement les opérations des Houthis au Yémen, provoquant une onde de choc politique au Liban et des tensions régionales.

Pas moins de 21 experts militaires étrangers, dont 14 membres des Corps des gardiens de la révolution islamique d'Iran et sept spécialistes du Hezbollah libanais, opèrent directement sur le sol yéménite aux côtés des Houthis, a révélé le ministre de l'Intérieur du gouvernement yéménite légitime, le général Ibrahim Ali Haidan. S'appuyant sur des données de renseignement, le ministre a indiqué que ces experts gèrent des cellules de commandement, des bases de drones et les attaques contre des navires civils en mer Rouge, agissant comme un véritable état-major général.
Les conseillers iraniens et libanais supervisent directement les opérations militaires et navales des Houthis, y compris l'utilisation de missiles balistiques, de drones, de systèmes de guerre électronique et de réseaux de contrebande d'armes. Les données montrent que ces 21 spécialistes sont déployés dans six provinces stratégiques du Yémen, dont huit à Hodeïda, quatre à Sanaa et quatre à Saada. Un officier supérieur des gardiens de la révolution, opérant sous couverture diplomatique, dirige ce réseau et coordonne la salle des opérations conjointe.
Secousse politique au Liban
Ces révélations ont provoqué des remous politiques au Liban. L'appareil médiatique du Hezbollah a publié un démenti catégorique, qualifiant ces accusations d'infondées. Parallèlement, le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a vivement condamné toute ingérence de parties libanaises dans les affaires intérieures des pays arabes, avertissant le Hezbollah contre de nouvelles aventures militaires.
Pourparlers et exigences houthies
Parallèlement, des rapports indiquent que l'Arabie saoudite a ouvert des discussions avec les Houthis pour mettre un terme définitif aux hostilités. En réponse, les Houthis auraient exigé 51 milliards de dollars de réparations de guerre ainsi que la reconnaissance officielle de leur autorité comme gouvernement central au Yémen, des conditions jugées inacceptables pour Riyad.





