Wall Street finit en ordre dispersé, le pétrole chute de 8 %
Wall Street termine de manière contrastée, pénalisé par le repli des valeurs technologiques et des semi-conducteurs. Les cours du pétrole chutent de 8 %, profitant aux compagnies aériennes.

Les marchés boursiers de Wall Street, qui avaient ouvert en hausse de plus de 1 % sur les principaux indices, ont clôturé sur une tendance contrastée. Le Nasdaq a cédé environ 1,1 %, le S&P 500 a reculé de 0,5 %, tandis que le Dow Jones a progressé de 0,4 %.
Les valeurs technologiques et les fabricants de semi-conducteurs ont une nouvelle fois cristallisé l'attention. Le fonds négocié en bourse SOXX a chuté de plus de 3 %, atteignant un plus bas de six mois. Intel a poursuivi sa chute entamée vendredi, cumulant une baisse de plus de 37 % en l'espace de deux séances. Vendredi dernier, le titre s'était effondré de près de 30 % à la suite de la publication de prévisions décevantes pour le troisième trimestre.
D'autres valeurs comme Advanced Micro Devices, Micron et Nvidia ont également reflué. Oracle a reculé après avoir annoncé une levée de capitaux de 20 milliards de dollars, répartie à parts égales entre une émission d'actions et une émission d'obligations. Ces mouvements reflètent l'inquiétude des marchés face à l'ampleur des investissements requis dans les infrastructures d'intelligence artificielle.
La pression exercée sur les valeurs technologiques pèse durablement sur la cote, le Nasdaq ayant perdu plus de 5 % en octobre, signant ainsi sa pire performance mensuelle depuis mars 2025. Vendredi dernier, l'indice avait déjà chuté de 2,9 %.
Marvell et Lumentum ont vu leurs titres reculer après l'annonce d'un accord d'acquisition d'un montant de 115 milliards de dollars. Selon les termes de l'opération en actions, les actionnaires de Lumentum recevront 4,5 actions Marvell pour chaque titre détenu.
À l'inverse, les secteurs non technologiques se sont distingués. La consommation discrétionnaire a progressé d'environ 2,2 %, tandis que les biens de consommation de base, les matières premières et la finance ont clôturé en hausse de près de 1,8 %.
Les cours du pétrole ont connu l'un des mouvements les plus violents de la journée. Le Brent a chuté d'environ 8 % pour s'établir autour de 104 dollars le baril, tandis que le brut léger américain est descendu vers 96 dollars. Ce repli fait suite à des signaux encourageants dans les pourparlers visant à éviter une escalade supplémentaire avec l'Iran.
Les compagnies aériennes ont profité de la baisse des prix du carburant. Le fonds sectoriel JETS s'est envolé de plus de 4 %, entraînant dans son sillage United Airlines et American Airlines. En revanche, le secteur de l'énergie a cédé plus de 3,5 %, pénalisé par des groupes tels que ConocoPhillips, Valero, ExxonMobil et Chevron.
Sur le marché obligataire, le rendement des bons du Trésor américain à dix ans a reculé d'environ 3 points de base pour s'établir à 4,89 %, tandis que celui à trente ans est retombé à environ 5,27 %, touchant ainsi leurs plus bas niveaux depuis environ deux mois.





