Vous buvez au robinet ? Cette nouvelle étude pourrait vous faire réfléchir

Nous ouvrons le robinet et buvons sans réfléchir. Cependant, une nouvelle étude publiée dans le JAMA soulève des questions troublantes sur les substances créées lors de la désinfection de l'eau et leur lien potentiel avec le cancer de l'utérus.

Now14Auteur : Rivka Shorek
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Vous buvez au robinet ? Cette nouvelle étude pourrait vous faire réfléchir
Photo : Now14 / מים, אילוסטרציה | צילום: קנבה

Nous ouvrons le robinet, remplissons un verre et buvons sans réfléchir. Cependant, une nouvelle étude publiée plus tôt cette semaine dans le JAMA soulève une question troublante concernant certaines substances créées lors du processus de désinfection de l'eau potable et leur lien possible avec le cancer de l'utérus.

L'étude a suivi 53 100 femmes en Californie pendant une moyenne de plus de 19 ans. Au cours de cette période, environ 1 000 cas de cancer de l'utérus ont été diagnostiqués, et les chercheurs ont examiné s'il existe un lien entre la maladie et une exposition prolongée à divers contaminants dans l'eau potable domestique.

La découverte notable concernait les trihalométhanes, des substances créées en tant que sous-produit du processus de désinfection de l'eau. Les femmes exposées à des niveaux plus élevés de ces substances pendant plus de 15 ans se sont révélées avoir un risque plus élevé de cancer de l'utérus, et en particulier de tumeurs de type endométrioïde.

Un autre groupe de sous-produits de désinfection, connu sous le nom d'acides haloacétiques, a également été lié à d'autres types de tumeurs utérines. En revanche, d'autres substances testées dans l'eau, notamment les nitrates, l'arsenic et l'uranium, n'ont pas été associées à une augmentation du risque.

Pourquoi cela pourrait-il arriver ? Des études expérimentales précédentes ont montré que certains de ces sous-produits peuvent se lier aux récepteurs d'œstrogènes et affecter le système hormonal. Les chercheurs estiment que cela pourrait être l'une des explications du lien trouvé, mais soulignent que le mécanisme n'est pas encore clair.

Et pourtant, il n'y a pas ici de preuve que l'eau du robinet cause le cancer. Il s'agit d'une étude observationnelle qui indique un lien statistique, et non une relation de cause à effet. Les chercheurs notent qu'il est désormais nécessaire d'examiner en profondeur si la réduction de l'exposition à ces sous-produits peut également réduire le risque de la maladie.

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