« Vos vêtements révélateurs m'excitent » : les citations horribles du professeur de physique
Un professeur de physique de collège dans le centre du pays a été licencié immédiatement et banni du ministère de l'Éducation pendant 5 ans suite à sa condamnation pour comportement inapproprié. Il tenait des propos sexuels explicites envers ses élèves, justifiant ses actes par les « lois de la nature ». Les mères des élèves ont accepté l'accord pour éviter à leurs filles de témoigner.

Le tribunal disciplinaire des fonctionnaires à Jérusalem a récemment condamné un professeur de physique de collège dans le centre du pays à un licenciement immédiat, à une interdiction de servir dans la fonction publique et au ministère de l'Éducation pendant cinq ans, ainsi qu'à un blâme sévère. L'enseignant a été reconnu coupable, selon ses aveux, d'actes portant atteinte à la discipline de la fonction publique et d'un comportement indigne de sa fonction.
Le tribunal a adopté un accord de plaidoyer entre la Commission de la fonction publique et l'enseignant, prévoyant un licenciement immédiat avec paiement d'indemnités et une indemnisation de 5 000 shekels pour chacune des deux plaignantes. L'acte d'accusation décrit un modèle de discours s'écartant des normes éducatives acceptées.
Incidents en classe
Parmi les faits reprochés, l'enseignant aurait présenté en classe des tableaux sur la fréquence des rapports sexuels, raconté que son fils regardait du contenu pornographique et donné des « conseils » pour une relation réussie incluant « du bon sexe ». Lorsqu'une élève a mentionné son travail de baby-sitter, il a répondu : « J'ai pensé à autre chose ».
L'incident principal s'est produit le 27 mai 2024 lors d'un cours de physique en neuvième année. L'enseignant a tenu une série de propos graphiques sur la sexualité, racontant notamment l'histoire d'un homme dans un camp de travail consommant du sperme de taureau. S'adressant à une élève, il a déclaré : « Si tu t'affames pendant au moins une semaine, tu comprendras ce qu'est le sexe pour moi ».
« Lois de la nature » et harcèlement
L'enseignant a affirmé que les vêtements révélateurs des élèves l'« excitaient » et qu'il était parfois contraint de quitter la classe pour se calmer. Il a également soutenu que, selon les « lois de la nature », les femmes n'ont aucun droit et que les hommes sont censés les « attraper et les violer » dans la rue. Lorsqu'une élève l'a interrogé sur la légitimité de tels actes, il a répondu qu'il était censé l'attraper et la violer.
Décision du tribunal
Le tribunal a souligné que si le discours sur le genre peut faire partie d'un travail éducatif, celui-ci a « dérivé vers un discours trop intime », rendant l'espace de la classe « embarrassant, troublant et offensant ». Le tribunal a rappelé qu'un enseignant doit fixer des limites claires entre un adulte en position d'autorité et ses élèves.
La défense a présenté des lettres de recommandation, décrivant l'enseignant comme brillant et dévoué. L'enseignant a exprimé des remords, affirmant avoir voulu mener une discussion ouverte sans réussir à s'arrêter à temps. Les mères des élèves ont accepté l'accord « le cœur lourd », notamment pour éviter à leurs filles de témoigner devant le tribunal.





