Une toux ou un enrouement qui ne passe pas ? Les signes avant-coureurs du cancer du poumon
À l'occasion de la Journée mondiale du cancer du poumon, les experts du Centre médical Ziv rappellent l'importance d'un dépistage précoce. Malgré les progrès thérapeutiques, la mortalité reste élevée en raison d'un diagnostic souvent trop tardif.
À l'occasion de la Journée mondiale du cancer du poumon, les experts du Centre médical Ziv mettent en garde contre l'un des cancers les plus meurtriers. Malgré des avancées thérapeutiques significatives ces dernières années, le taux de mortalité reste élevé, principalement parce que la plupart des patients ne sont diagnostiqués qu'à un stade avancé de la maladie.
Selon les données mondiales, environ 2,2 millions de personnes reçoivent un diagnostic de cancer du poumon chaque année, et près de 1,8 million en meurent — un chiffre supérieur au nombre de décès dus aux cancers du sein, du côlon et de la prostate réunis. En Israël, entre 2 500 et 3 000 nouveaux cas sont recensés chaque année, avec un taux de survie global d'environ 20 % à 25 %.
Pourquoi la maladie est-elle découverte tardivement ?
Selon le Dr Ihab Ashkar, pneumologue au Centre médical Ziv, la raison principale est l'absence de symptômes aux premiers stades. « Les bronches et le tissu pulmonaire profond ne transmettent pratiquement aucune sensation de douleur, ce qui permet à la tumeur de se développer longtemps sans signes suspects », explique-t-il. Environ 70 % des patients ne sont diagnostiqués qu'après la progression de la maladie, ce qui rend le traitement plus complexe.
Symptômes nécessitant un examen médical
Les experts soulignent que l'apparition de l'un ou plusieurs des symptômes suivants justifie une consultation médicale :
-
Une nouvelle toux persistante ou un changement dans la nature d'une toux chronique
-
Des crachats de sang
-
Un essoufflement ou de nouveaux sifflements
-
Des douleurs thoraciques, dorsales ou à l'épaule, surtout lors d'une respiration profonde
-
Un enrouement prolongé
-
Une perte de poids inexpliquée, une fatigue inhabituelle ou une perte d'appétit
Les fumeurs ne sont pas les seuls à risque
Le tabagisme est le facteur de risque principal, mais pas le seul. Le tabagisme passif, la pollution atmosphérique, l'exposition au radon, à l'amiante, aux métaux lourds et aux rayonnements ionisants augmentent également le risque. Par ailleurs, 15 % à 20 % des personnes diagnostiquées ne sont pas fumeuses ; dans ces cas, il s'agit souvent de tumeurs liées à des mutations génétiques, permettant aujourd'hui le recours à des thérapies ciblées.
Le dépistage qui peut sauver des vies
Le dépistage précoce demeure le moyen le plus efficace de réduire la mortalité. Les gros fumeurs et anciens fumeurs âgés de 50 à 80 ans, répondant aux critères du panier de soins, ont droit à un scanner thoracique à faible dose (Low-Dose CT). Le Centre médical Ziv a annoncé qu'un programme de dépistage pour les patients éligibles sera opérationnel dès septembre 2026.
Une révolution dans les traitements
Le Dr Moataz Safadi, directeur du service de cancérologie pulmonaire du Centre médical Ziv, souligne que le traitement a connu une véritable révolution. Chaque patient est pris en charge par une équipe multidisciplinaire (oncologues, pneumologues, chirurgiens thoraciques, radiologues et pathologistes). Le plan de traitement est personnalisé et peut inclure chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie, immunothérapie ou thérapies ciblées. Lorsqu'elle est détectée à un stade précoce, la maladie peut, dans de nombreux cas, être guérie.





