Une sortie après une relocalisation : comment éviter de devenir un distributeur pour le fisc

Vendre des actions après avoir déménagé entre plusieurs pays peut entraîner des conséquences fiscales complexes. L'administration fiscale israélienne examine non seulement la date de sortie, mais tout l'historique de détention des actifs, incluant les périodes de résidence et d'exonération.

GeektimeAuteur : Auteur invité
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Une sortie après une relocalisation : comment éviter de devenir un distributeur pour le fisc
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Une fondatrice détenant des actions dans une société étrangère déménage dans la Silicon Valley, revient en Israël après plus d'une décennie, repart et finit par vendre ses actions lors d'une sortie (exit). Ce n'est plus un scénario inhabituel dans la high-tech, mais en termes fiscaux, il peut être complexe. Israël peut examiner non seulement le jour de la sortie, mais tout le parcours des actions avec leurs propriétaires.

Deux mécanismes entrent en jeu : « l'impôt de sortie », qui s'applique lorsqu'une personne cesse d'être résidente d'Israël à des fins fiscales, et l'exonération accordée aux résidents de retour « vétérans » sur les bénéfices d'actifs hors d'Israël. Le problème commence lorsque les deux mécanismes s'appliquent au même actif à des périodes différentes.

Deux mécanismes, une seule sortie

Lorsqu'une personne « rompt sa résidence », un impôt de sortie peut s'appliquer. L'idée est qu'Israël se réserve le droit d'imposer la plus-value accumulée pendant que la personne était résidente. Dans certains cas, il est possible de différer le paiement de l'impôt jusqu'à la vente réelle de l'actif, le profit étant alors réparti selon les périodes de détention.

De l'autre côté, le résident de retour « vétéran » (absent au moins dix ans) peut bénéficier d'une exonération de dix ans sur les bénéfices d'actifs étrangers. Même si l'actif est vendu après la fin de la période d'avantages, la partie du profit attribuée aux années d'avantages reste exonérée.

La difficulté survient lorsque la personne quitte Israël, y revient, puis repart tout en détenant les mêmes actions. La question est de savoir comment répartir ce profit entre les années imposables, les années exonérées et les années où le détenteur n'était pas résident d'Israël.

Comment un écart de millions peut se créer

Supposons que Maya ait acheté des actions en 2000 en tant que non-résidente. En 2008, elle revient en Israël comme résidente « vétéran », en 2018 ses avantages prennent fin, en 2022 elle rompt à nouveau sa résidence et en 2026 elle vend ses actions avec un profit de 10 millions de shekels.

Un calcul linéaire suggère une base imposable d'environ 1,54 million de shekels (quatre ans sans avantages sur 26 ans). Cependant, une lecture littérale de la formule de l'impôt de sortie pourrait faire bondir la base fiscale à environ 8,46 millions de shekels si l'on compte toute la période de 2000 à 2022. La même sortie peut produire un écart de millions selon la manière dont la chronologie est divisée.

Principes de planification importants

Le dernier événement sur la chronologie ne devrait pas effacer ce qui l'a précédé. Les périodes sans avantages doivent être imposables, et celles avec exonération doivent conserver leur caractère. Comme la rencontre entre ces dispositions n'est pas totalement réglementée, c'est un risque à identifier à l'avance.

La planification fiscale doit commencer lors de la relocalisation, et non à la réception d'une offre d'achat. Documentez en temps réel la valeur des actions, les dates d'achat et de vesting, ainsi que la structure de détention. Les actions ordinaires, options et RSU peuvent être soumis à des règles différentes, et le pays de destination peut calculer le profit différemment, compliquant l'obtention de crédits d'impôt étrangers.

À partir de 2026, l'exonération de déclaration sur les revenus et actifs étrangers pour les nouveaux et anciens résidents a été annulée, renforçant le besoin d'une documentation ordonnée de l'historique de résidence.

La sortie n'est que la dernière station. Pour ceux détenant des actions importantes, il vaut la peine de gérer un « axe fiscal » parallèlement à l'axe de carrière. Cette documentation peut faire la différence entre un calcul fiscal justifié et un litige qui commence une fois que l'argent est déjà sur la table.

L'auteur est associé chez Almakies Tax Solutions. Cet article présente uniquement des principes généraux et ne remplace pas un conseil fiscal individuel.

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