Une nouvelle étude révèle : près de la moitié du public ultra-orthodoxe en Israël soutient l'évasion fiscale

De nouvelles données de l'Institut de politique du peuple juif révèlent un chiffre surprenant dans la société israélienne, un groupe affichant des taux de soutien particulièrement élevés au contournement des déclarations fiscales et aux paiements en espèces sans reçu.

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Une nouvelle étude révèle : près de la moitié du public ultra-orthodoxe en Israël soutient l'évasion fiscale
Photo : ICE / המגזר החרדי (צילום פלאש 90/ אוליביה פיטוסי, shutterstock)

Un fossé profond dans la société israélienne : de nouvelles données issues de la « Carte morale » de l'Indice de la société israélienne, réalisé par l'Institut de politique du peuple juif (JPPI), révèlent une image complexe et des écarts marqués concernant la gestion financière, les déclarations fiscales et les paiements « au noir ».

Selon l'indice, seuls 18 % de l'ensemble du public juif en Israël estiment qu'un paiement en espèces sans réception de facture ou de reçu est un acte moralement acceptable. Cependant, une segmentation par niveau de religiosité révèle un gouffre en termes de valeurs : alors que parmi le public laïc, seuls 16 % trouvent une légitimité à ce comportement, et que parmi le public traditionnel non religieux, ce chiffre chute à un minimum de 5 %, au sein du public ultra-orthodoxe, pas moins de 45 % expriment leur soutien et affirment qu'il s'agit d'un comportement acceptable et tout à fait moral.

Les résultats indiquent également un écart notable entre les genres et les catégories au sein de la population : parmi les hommes juifs, 22 % expriment une volonté de justifier le paiement en espèces sans déclaration, contre seulement 12 % chez les femmes. Dans le secteur arabe, 35 % des personnes interrogées soutiennent la légitimité du contournement de la déclaration aux autorités fiscales.

Les chercheurs de l'institut soulignent que, bien que la majeure partie de l'économie israélienne considère l'évasion fiscale comme une atteinte aux normes sociales et aux caisses publiques, il s'agit, au sein de certains sous-groupes, d'une pratique courante bénéficiant d'une large approbation sociale, ce qui pose un défi complexe pour les autorités chargées de l'application de la loi.

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