Une nouvelle stratégie de lutte contre la criminalité dans le secteur arabe

Le bureau du Premier ministre mène un travail d'état-major à grande échelle pour contrer l'infiltration des organisations criminelles dans les systèmes de l'État, en mobilisant l'ensemble des ministères plutôt que de se limiter aux forces de l'ordre.

Now14Auteur : Milan Amar
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Une nouvelle stratégie de lutte contre la criminalité dans le secteur arabe
Photo : Now14 / צילום: מעין טואף, לע"מ

Le bureau du Premier ministre mène actuellement un travail d'état-major à grande échelle visant à faire face à l'infiltration des organisations criminelles dans les systèmes de l'État. Cette démarche ne se limite pas à l'action de la police et des forces de l'ordre, mais mobilise l'ensemble des ministères du gouvernement.

Cette initiative est dirigée par l'avocat Roi Kahlon, chef de l'état-major de lutte contre la criminalité dans le secteur arabe au bureau du Premier ministre, en coopération avec les ministères concernés. Ce travail est accompagné par le cabinet de conseil international EY, la société Sparks, ainsi que par d'anciens hauts responsables des systèmes de sécurité, judiciaire et économique.

La nouvelle approche repose sur l'identification systématique et la fermeture des failles permettant aux organisations criminelles de s'infiltrer dans les appels d'offres, les budgets et l'activité économique de l'État.

L'un des ministères centraux dans le cadre de cette démarche est le ministère de la Construction et du Logement. Dans le secteur de la construction et des infrastructures, des points ont été identifiés où des éléments criminels tentent de s'intégrer, notamment par le biais d'entreprises, d'entrepreneurs et d'appels d'offres.

L'un des outils examinés est l'utilisation des pouvoirs du Registraire des entrepreneurs. Dans les cas où un entrepreneur est identifié comme étant lié à des éléments criminels, il est possible d'examiner, sous réserve d'une procédure d'audition et dans le cadre de la loi, la possibilité de le radier du registre des entrepreneurs, une mesure qui pourrait signifier la perte de sa capacité à effectuer des travaux d'entreprise.

Au bureau du Premier ministre, on considère cela comme un outil économique significatif : au lieu de se contenter d'une procédure pénale contre une personne spécifique, il est possible de nuire également à la capacité commerciale dont bénéficient les éléments criminels.

Il s'agit d'un secteur qui brasse des sommes énormes ; par conséquent, du point de vue de l'État, bloquer la mainmise des organisations criminelles sur la construction et les infrastructures pourrait porter un préjudice significatif à leurs sources de revenus.

Le travail est effectué en parallèle avec d'autres ministères, les vulnérabilités étant examinées pour chaque structure. Au ministère de l'Intérieur, on étudie notamment les moyens de faire face aux tentatives de mainmise sur les appels d'offres et les processus de décision dans les autorités locales. Dans le domaine de la culture et du sport également, les risques de fuite de budgets et d'exploitation des ressources publiques sont étroitement surveillés.

Le principe qui guide ce travail est que chaque ministère pourrait être une cible pour le crime organisé, exigeant ainsi une perspective globale plutôt qu'un traitement ponctuel.

Cette démarche s'intègre également dans les préparatifs du prochain plan quinquennal. Le plan actuel devrait se terminer fin 2026, tandis que le nouveau programme devrait être lancé en janvier 2027.

En d'autres termes, la guerre contre le crime organisé dépasse le cadre de la police et pénètre dans chaque ministère où l'argent, les appels d'offres ou les ressources publiques peuvent devenir une source de pouvoir pour les organisations criminelles.

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