Une nouvelle plainte contre le promoteur Oded Shariki : retard de livraison à Bnei Brak
Un groupe de 193 propriétaires a déposé une plainte contre le promoteur Oded Shariki, réclamant environ 15 millions de shekels d'indemnisation pour des retards dans un projet immobilier à Bnei Brak.
Le promoteur Oded Shariki continue de faire face à des difficultés majeures concernant son projet de construction à Bnei Brak. Suite aux plaintes déjà déposées contre lui, 193 propriétaires d'appartements se sont récemment unis pour réclamer environ 15 millions de shekels en guise de compensation pour les retards de livraison.
Le projet de Shariki s'inscrit dans le cadre du programme « Mehir LeMishtaken » (Prix pour le résident). Situé dans le quartier nord-est de Bnei Brak, il fait partie du plan TAMAL/1045, également appelé complexe Sofrim dans le quartier d'Ayelet HaShachar. Le promoteur a pris en charge la construction de 33 bâtiments, représentant environ la moitié des 3 000 appartements du complexe.
Les acheteurs ayant déposé cette plainte ont acquis leurs biens en 2021, avec une date de livraison fixée au 30 novembre 2023. Selon eux, l'obtention du permis de construire était conditionnée par la réalisation d'un mur acoustique le long de la voie ferrée et le début des travaux du pont Herling. Les plaignants affirment que Shariki a entamé les travaux sans remplir ces conditions préalables et n'a jamais informé les acheteurs des retards en temps réel.
En 2023, le maire de Bnei Brak avait averti le promoteur que l'avancement des travaux induisait les acheteurs en erreur, car il ne correspondait pas aux engagements initiaux. Quelques jours avant la date de livraison, Shariki a annoncé l'achèvement des travaux sans mentionner l'impossibilité de remettre les clés. Deux mois plus tard, il a justifié le retard par un différend avec les ministères, l'Autorité foncière d'Israël (ILA) et la municipalité concernant les infrastructures ferroviaires et le pont.
Au total, les acheteurs ont subi un retard moyen d'environ 11,5 mois. En outre, les plaignants soutiennent que certains appartements ne sont toujours pas prêts à être livrés ou présentent des défauts empêchant toute occupation.
« Le défendeur porte la responsabilité professionnelle de la construction. C'est lui qui a fixé les calendriers, il est donc responsable de leur non-respect. Il est impossible d'accepter que les acheteurs se fient à de fausses promesses concernant une date de livraison qui s'avère totalement irréaliste », déclarent les plaignants.
Ce n'est pas la première action en justice contre ce projet. Fin 2025, 20 acheteurs avaient réclamé 2,2 millions de shekels, et un an plus tôt, 184 acheteurs avaient déposé une plainte pour 10 millions de shekels. Les acheteurs sont représentés par les avocats Irad Baumel et Yona Zahavi. Il n'a pas été possible d'obtenir les commentaires de l'entreprise.





