Une institution culinaire renommée fait faillite après 90 ans : demande de liquidation et dettes massives
Le restaurant « Chenoys » à Montréal, qui a fonctionné pendant des décennies et était connu pour ses sandwichs à la viande fumée, a fermé ses portes en raison de dettes dépassant un million de dollars. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation de la liquidation : « La société était clairement insolvable ».

La société de gestion de la célèbre épicerie fine « Chenoys » dans la région du West Island à Montréal est arrivée au bout de son chemin. L'institution culinaire, connue pour son sandwich à la viande fumée, ses banquettes rouges et son activité 24h/24, a fait faillite en raison de dettes totalisant plus d'un million de dollars, après des années de pertes accumulées et de factures impayées.
La marque Chenoys opère à Montréal depuis 1936, date à laquelle l'épicerie originale a ouvert sur le boulevard Saint-Laurent. La succursale de Dollard-des-Ormeaux a ouvert ses portes en 1974 et est devenue l'une des institutions les plus reconnues et appréciées de la région.
Cependant, le 14 avril 2026, la société de gestion du restaurant a entamé une procédure de faillite volontaire. Un avis officiel a été apposé sur les portes de l'établissement, avertissant qu'aucun équipement ou bien ne peut être retiré du restaurant sans l'autorisation écrite du liquidateur.
Le tribunal a rejeté la demande d'annulation de la liquidation. Suite à l'annonce de la faillite, la société de gestion et son unique directrice, Argyro Sigounis, se sont tournées vers la Cour supérieure du Québec pour demander l'annulation de la liquidation. Ils ont fait valoir que la décision n'avait pas été correctement approuvée et visait à contourner un conflit en cours concernant des loyers impayés.
Cependant, le juge Luc Morin a rejeté la demande en juillet, statuant que la société était « clairement insolvable ». Il a été révélé au tribunal que la société avait accumulé de lourdes pertes, n'avait pas payé ses fournisseurs et avait accumulé des dettes massives envers les autorités fiscales, tandis que les demandes de rapports financiers mis à jour restaient sans réponse. La nouvelle de la fermeture a suscité une vague de nostalgie sur les réseaux sociaux, où de nombreux clients ont partagé des souvenirs des quatre dernières décennies.





