Un sondage dramatique révèle : de quoi les patients ont-ils réellement peur en Israël ?
De nouvelles données inquiétantes de l'institut Assuta montrent qu'une majorité absolue du public craint de se rendre dans les hôpitaux, la crainte principale atteignant un taux sans précédent de près de 90 pour cent des personnes interrogées.

La crainte de l'hospitalisation reste importante au sein du public israélien, selon une nouvelle enquête menée par l'institut Assuta pour la recherche sur la politique et les services de santé. Selon les données, 88 % des répondants craignent d'attraper des infections pendant leur séjour à l'hôpital, tandis que 86 % craignent l'encombrement et la promiscuité. Environ 80 % ont exprimé des inquiétudes concernant les mauvaises conditions d'hospitalisation, notamment la dégradation de la qualité du sommeil, le bruit et la nourriture de mauvaise qualité. De plus, environ 78 % des répondants ont indiqué qu'ils craignaient des erreurs médicales.
Dans ce contexte, il semble que la médecine à domicile occupe une place de plus en plus importante aux yeux du public. Environ 83 % des répondants estiment que les soins médicaux à domicile peuvent contribuer à réduire la charge pesant sur les hôpitaux, et 82 % pensent que cela permet au patient de conserver davantage son indépendance et sa routine de vie. Environ 80 % estiment que le traitement à domicile est plus confortable, et plus des deux tiers des répondants considèrent que l'hospitalisation à domicile est tout aussi sûre qu'un traitement à l'hôpital.
La préférence pour le traitement à domicile se reflète également dans la question personnelle. 60 % des répondants ont déclaré que, si cela était possible, ils préféreraient être hospitalisés à domicile plutôt qu'à l'hôpital. Dans des domaines tels que la rééducation, les conditions médicales planifiées à l'avance et la gériatrie, le taux de préférence pour l'hospitalisation à domicile est particulièrement élevé.
La tendance ne se limite pas aux patients eux-mêmes. Plus de la moitié des personnes interrogées ont déclaré que même si leurs enfants avaient besoin d'une hospitalisation, elles préféreraient, dans les cas appropriés, recevoir les soins à domicile. Parmi les principales raisons, on trouve le désir de réduire l'exposition aux infections et la possibilité de diminuer le niveau d'anxiété des enfants dans l'environnement familial.
Parallèlement à cette préférence croissante, l'enquête souligne également une crainte majeure concernant le passage du cadre hospitalier au domicile. Environ 57 % des répondants ont déclaré craindre l'absence de réponse médicale rapide en cas d'urgence. Cette crainte pourrait constituer l'un des principaux obstacles à l'expansion de l'hospitalisation à domicile.
L'enquête a été menée auprès d'un échantillon représentatif d'environ 512 répondants. Gidi Leshetz, directeur général des centres médicaux Assuta, a déclaré :
« La maison est l'endroit naturel pour guérir ».
Il a ajouté qu'à Assuta, ils cherchent à continuer à être leaders dans le domaine des soins et de l'hospitalisation à domicile en tant qu'alternative professionnelle et sûre pour les patients concernés et leurs familles.
Le Dr Roi Barnea, chercheur principal à l'institut Assuta, a noté que le public ne considère pas l'hospitalisation à domicile comme un substitut complet à l'hôpital, mais comme une option médicale légitime dans les cas appropriés. Selon lui, le public fait la distinction entre les conditions planifiées ou de rééducation, pour lesquelles il existe une préférence claire pour le traitement à domicile, et les situations d'urgence où l'hôpital est toujours perçu comme le cadre le plus sûr.
Selon lui, l'expansion de l'hospitalisation à domicile ne dépend pas seulement de l'augmentation de l'offre de services, mais aussi de la création d'un climat de confiance parmi les patients et de la garantie d'un filet de sécurité médicale qui leur donnera un sentiment de sécurité même lorsque le traitement est effectué à domicile.





