Un rabbin de Netivot, soupçonné d’agressions sexuelles, a donné un cours sur une base de Tsahal

Le rabbin Chaim David Yosef Abarg’il, actuellement assigné à résidence pour des soupçons d’agressions sexuelles, a donné un cours devant des soldats. Tsahal précise qu’il a été invité à la demande de l’épouse d’un militaire en deuil.

Source :Israel Hayom
+
SOCIETY // CIVIC NODE

Le rabbin Chaim David Yosef Abarg’il, originaire de Netivot et soupçonné d’agressions sexuelles au sein de sa communauté, s’est récemment rendu sur une base de Tsahal pour y donner un cours religieux devant des soldats.

Abarg’il dirige une importante communauté comptant des milliers de fidèles. Parallèlement, il travaille actuellement à la création d’un nouveau parti politique destiné à se présenter aux prochaines élections à la Knesset. Selon des sources bien informées, ce parti vise à attirer les électeurs déçus par le mouvement Shas.

Rappelons que le rabbin Abarg’il a été interrogé par la police pour des faits d’agressions sexuelles au sein de sa communauté. Il a été placé en détention pendant plusieurs jours avant d’être libéré sous assignation à résidence. Cette enquête a suscité de vives réactions au sein de la communauté où il est actif depuis de nombreuses années.

Dans une réponse officielle, Tsahal a déclaré :

« Le rabbin en question a été invité à la suite d’une demande de l’épouse d’un militaire de carrière servant sur la base, dont le jeune fils est décédé il y a environ un mois. Nous soulignons que ce cours s’est tenu dans le cadre d’une activité volontaire sans aucune obligation de participation. »

La chaîne 12 a récemment révélé le témoignage d’une femme affirmant que le rabbin l’avait agressée sexuellement. Dans son récit, elle explique qu’elle le considérait comme une figure d’autorité capable de la guider, mais qu’il a profité d’une période de crise personnelle pour agir contre son gré.

Dans le témoignage publié, la victime a déclaré :

« Je continuais à lui demander de me laisser tranquille, mais il m’a attrapée, m’a tournée dos à lui et m’a serrée fort dans ses bras en faisant glisser ses mains sur tout mon corps. »

Elle décrit comment il l’a touchée dans des zones intimes tout en lui assurant qu’il « l’aimait énormément », que « beaucoup de gens lui avaient fait du mal » et qu’il « la protégerait », alors même qu’il était lui-même l’auteur de ces agressions.

Dans la même rubrique