Un Iran nucléaire et une guerre civile : la carte des menaces du public israélien

Selon un nouveau sondage présenté lors de la conférence sur la sécurité nationale de ynet et du « Yedioth Ahronoth », en collaboration avec l'INSS, un conflit interne violent et l'acquisition d'armes nucléaires par Téhéran sont en tête de liste des menaces. Une attaque massive de missiles est perçue comme le scénario le plus probable, et la crainte de perdre le soutien américain a doublé en cinq mois.

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Un Iran nucléaire et une guerre civile : la carte des menaces du public israélien
Photo : Ynet / צילום: רויטרס /Ilan Rosenberg

Un conflit violent entre des groupes au sein de la société et l'acquisition d'armes nucléaires par l'Iran sont les deux scénarios les plus menaçants aux yeux du public israélien, selon un nouveau sondage présenté ce lundi lors de la conférence sur la sécurité nationale de ynet et du « Yedioth Ahronoth », en collaboration avec l'Institut d'études de sécurité nationale (INSS).

Le général de brigade (rés.) Yuval Eilon, chercheur principal à l'INSS et éditeur de l'étude, a expliqué que l'élaboration de la carte des menaces a commencé par une enquête auprès de 150 experts et des entretiens avec des dirigeants publics. Les scénarios ont ensuite été présentés au grand public pour évaluer leur gravité, leur probabilité de réalisation et leur potentiel de dommages.

Menaces principales

Selon le sondage de juillet, 39 % des répondants ont désigné un conflit interne violent comme l'une des trois principales menaces pour Israël au cours des cinq prochaines années. Un taux identique a cité l'acquisition d'armes nucléaires par l'Iran. Une attaque massive de missiles sur le front intérieur suit à 35 %, tandis que l'érosion du caractère démocratique de l'État est mentionnée par 31 % des sondés.

Eilon a souligné que le public ne se concentre plus uniquement sur les risques militaires : 97 % des personnes interrogées ont exprimé leur inquiétude face aux menaces internes, contre plus de 80 % pour les menaces externes.

Probabilité et dommages

Le scénario jugé le plus probable par les répondants est l'attaque massive de missiles (61 %). Parallèlement, les craintes concernant la perte du soutien américain ont bondi : la proportion de ceux qui considèrent ce scénario comme probable a doublé en cinq mois, atteignant 26 %.

En termes de potentiel de dommages, le conflit interne violent arrive en tête (69 %). De plus, 64 % des répondants estiment que la préparation de l'État à faire face à un tel conflit est faible ou très faible.


Interconnexion des menaces

L'étude indique que ces menaces s'amplifient mutuellement. L'érosion démocratique interne peut affaiblir le soutien américain, ce qui, à son tour, mine l'avantage militaire d'Israël et sa capacité de dissuasion face à l'Iran. Les États-Unis sont définis dans l'analyse comme un « multiplicateur de force » clé.

Le conflit israélo-palestinien reste un facteur significatif, 55 % des répondants le considérant comme une menace majeure. L'absence d'horizon politique, selon le rapport, transforme Israël d'un « atout stratégique » en un « facteur encombrant », compliquant le recrutement de coalitions internationales.

Vulnérabilités du front intérieur et de l'économie

Le rapport a mis en évidence plusieurs risques supplémentaires :

  • L'écart économique entre le coût des moyens offensifs (drones) et des intercepteurs défensifs, ce qui pèse sur les stocks de munitions.

  • Le fait que 28 % de la population ne dispose pas d'un accès à des abris de protection standard.

  • La « fuite des cerveaux » dans le secteur de la haute technologie, qui contribue à la moitié de la croissance économique du pays.

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