Un détaillant de bateaux majeur dépose le bilan face aux poursuites et à la baisse de la demande
Une forte chute des ventes d'embarcations et un endettement croissant ont conduit le célèbre détaillant floridien FB Marine Group à la faillite. L'entreprise, dont les bateaux ont figuré dans des campagnes internationales, fait état de dettes de 2,6 millions de dollars.

Le ralentissement économique et la réduction des dépenses de consommation pour les produits de luxe continuent de faire des victimes. La chaîne de vente de bateaux bien connue FB Marine Group (opérant légalement sous le nom de Fastboats.com) a déposé une demande de mise en faillite auprès d'un tribunal de Floride, s'effondrant sous le poids des poursuites judiciaires et d'une baisse continue des revenus. Sa faillite s'ajoute à celle d'autres acteurs majeurs du secteur, comme West Marine.
Selon les documents judiciaires déposés récemment, l'entreprise fait état de passifs s'élevant à 2,6 millions de dollars pour des actifs d'une valeur de seulement 1,7 million de dollars. Les revenus de l'entreprise ont chuté de manière constante : de 18,4 millions de dollars en 2024 à 15 millions de dollars en 2025. La liste des principaux créanciers comprend principalement des entités privées réclamant des centaines de milliers de dollars à la suite de divers procès et décisions de justice à son encontre.
FB Marine Group est une entreprise familiale qui exploite trois succursales en Floride et commercialise des yachts et des bateaux à moteur. Au fil des ans, les bateaux de l'entreprise ont figuré dans des productions médiatiques prestigieuses, notamment des campagnes pour la super-marque Louis Vuitton et le magazine GQ. De plus, elle fournit également des services à divers organismes gouvernementaux.
La crise de la chaîne reflète une détresse plus large du secteur. Selon les données de l'Association des fabricants d'embarcations, les ventes de bateaux neufs aux États-Unis ont chuté de 8,8 % en 2025. Ce chiffre, conjugué au changement des habitudes de consommation et à l'évitement des dépenses non essentielles, pèse lourdement sur les entreprises du secteur des loisirs nautiques qui luttent désormais pour leur survie.





