Un coup dur pour les retraites de millions d'Israéliens : un bond de plusieurs centaines de pour cent des paiements

Une manœuvre discrète dans les fonds de pension du public israélien entraîne un bond de plusieurs centaines de pour cent des paiements mensuels. Qui sont les épargnants immédiatement touchés, comment les compagnies d'assurance exploitent la loi et comment pouvez-vous vous protéger ?

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Un coup dur pour les retraites de millions d'Israéliens : un bond de plusieurs centaines de pour cent des paiements
Photo : ICE / משכורת (צילום shutterstock)

Une vague transparente mais douloureuse de hausses de prix déferle sur les comptes de retraite du public israélien : les compagnies d'assurance exploitent de petites clauses dans les contrats pour faire grimper les frais de gestion au taux maximum autorisé par la loi — 6 % des versements et 0,5 % de l'épargne accumulée. Pour de nombreux épargnants, il s'agit d'un bond de plusieurs centaines de pour cent des paiements mensuels, qui se produit parfois sans qu'ils ne s'en aperçoivent.

Les déclencheurs de ce bond sont bien connus : fin de contrat chez un employeur bénéficiant d'un accord préférentiel, expiration d'une période de prestations de cinq ans, ou passage au statut de « compte inactif » suite à un congé sans solde ou à une interruption prolongée des versements.

Comme révélé dans un rapport de « TheMarker » dimanche, le phénomène n'est pas marginal : environ 70 000 épargnants actifs et près d'un million de comptes inactifs paient actuellement les frais de gestion maximum dans les cinq plus grandes compagnies d'assurance. Les principales bénéficiaires de la situation sont les sociétés de gestion, qui ont tiré de l'écart entre le tarif moyen et le tarif maximum un revenu passif estimé à environ 200 millions de shekels.

Il existe une différence significative entre les compagnies d'assurance et les maisons d'investissement qui gèrent les fonds par défaut. Alors que dans les maisons d'investissement, les frais de gestion sont fixés pour 10 ans en vertu des appels d'offres de l'Autorité des marchés financiers (même pour les comptes inactifs), dans les compagnies d'assurance, il suffit d'une demi-année sans versement pour que la compagnie mette à jour les tarifs à la hausse — sous réserve d'un préavis écrit.

Comment éviter le piège des frais de gestion ? La clé est la vigilance. Il est important de suivre les lettres et les avis de la compagnie d'assurance, d'initier une négociation dès la réception de l'avis de hausse, ou d'envisager le transfert des fonds vers un fonds de pension sélectionné. De plus, il est recommandé de localiser les comptes oubliés et d'effectuer une consolidation des fonds via le site gouvernemental « Har HaKesef » ou la Chambre de compensation des retraites — tout en évitant les entités privées qui proposent des services de recherche moyennant des frais excessifs.

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