« Un bruit énorme, j'ai cru à un attentat » : La violence contre les chauffeurs de bus continue
Un chauffeur de la société Electra Afikim a été agressé hier soir à Bat Ayin lorsque des adolescents de la localité ont jeté des pierres sur lui. L'événement fait partie d'une vague d'attaques violentes contre les chauffeurs - au début de la semaine, un chauffeur a été agressé à Jérusalem jusqu'à perdre connaissance et se casser les dents. Le syndicat des chauffeurs de bus affirme : « Une ligne rouge a été franchie dans les menaces contre les chauffeurs de bus ».
Un autre incident violent à l'encontre d'un chauffeur de bus : hier (lundi), un bus de la société Electra Afikim a été attaqué dans la localité de Bat Ayin. Le chauffeur de la ligne 362 a été agressé par des adolescents de la localité qui ont jeté des pierres sur lui. Il s'agit du troisième incident violent de ce type dans la localité au cours de la seule semaine dernière.
Au début de la semaine, dans la nuit de samedi à dimanche, un chauffeur de la société Superbus a été agressé au carrefour Eshkol-Ramot à Jérusalem. Des adolescents ont frappé le chauffeur au visage avec une telle force qu'il a perdu connaissance pendant plusieurs minutes et quatre de ses dents ont été arrachées. Suite à cette grave blessure, le syndicat des chauffeurs de bus de l'organisation Koach LaOvdim a annoncé des grèves de protestation dans la capitale, avec un avertissement sévère :
« Le meurtre d'un chauffeur n'est qu'une question de temps ».
Le chauffeur de bus agressé hier à Bat Ayin, M., a décrit les moments de terreur :
« Soudain, un bruit énorme. À cause de l'intensité du bruit, on pense à un attentat... et me voilà couvert d'éclats de verre. Il s'en est fallu de peu pour qu'ils entrent dans mes yeux et que je perde le contrôle. Je ne sais pas si je reprendrai la ligne, et tout ça pour quoi ? Pourquoi me mettre en danger, moi et les passagers, de cette façon ? »
Itay Cohen, chef de la branche transport chez Koach LaOvdim, a précisé que l'organisation ne passerait pas à l'ordre du jour :
« Une ligne rouge a été franchie dans les menaces contre les chauffeurs de bus. Il est inacceptable que ce phénomène se reproduise sans réaction. La société a la possibilité d'éviter l'entrée des bus dans la localité. S'il n'est pas possible d'assurer la protection des bus, nous recalculerons l'itinéraire nous-mêmes. Nous ne ferons aucun compromis sur la sécurité des chauffeurs et des passagers ! »




