Un ancien ministre condamné à verser des dommages-intérêts pour diffamation par e-mail
Le tribunal de première instance de Tel-Aviv a condamné l'ancien ministre Shalom Simhon, président du conseil d'administration de « Pasta Rico », à verser 20 000 shekels aux fondateurs de l'entreprise pour des propos diffamatoires tenus dans un e-mail.

Le tribunal de première instance de Tel-Aviv a statué que l'ancien ministre Shalom Simhon, président du conseil d'administration de la société « Doro Italian Products » (fabricant de « Pasta Rico »), devra verser 20 000 shekels de dommages-intérêts aux fondateurs de l'entreprise, Shay Alon et Gil Ben Dov, en plus du paiement de 10 000 shekels de frais de justice. La juge Nurit Tabib Mizrahi a conclu que Simhon a diffamé les deux hommes dans un e-mail adressé aux membres du conseil d'administration.
Le litige a éclaté en janvier 2024, suite à la démission du directeur financier de l'entreprise, moins d'un mois après sa nomination. En réaction, Simhon a envoyé un e-mail virulent accusant les fondateurs de faire fuir des professionnels expérimentés et d'« intimider » le comptable de la société.
Comme l'a rapporté « TheMarker », cette confrontation s'inscrit dans un contexte de lutte acharnée entre actionnaires, opposant la société Tnuva, qui a acquis 51 % des parts de Pasta Rico en 2019, et les fondateurs. Le conflit a pris une tournure judiciaire lorsque ces derniers ont cherché à exercer leur option de vente sur les 49 % restants, accusant Tnuva de retarder délibérément l'évaluation de la valeur de l'entreprise. Simhon avait été nommé président pour le compte de Tnuva en 2023 afin de gérer ce climat tendu.
Lors de son témoignage, l'ancien directeur financier a précisé que son départ n'était pas lié à des menaces de la part d'Alon ou de Ben Dov, mais à un environnement organisationnel saturé d'intrigues et de luttes de pouvoir. La juge Tabib Mizrahi a estimé que les accusations de Simhon dépassaient le cadre autorisé, tout en soulignant que, compte tenu du contexte de conflit aigu, la gravité de la diffamation restait limitée.




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