Tnuva transfère son usine de pâtes sur le site de l'ancienne usine Olivia
Le conglomérat Tnuva va transférer son usine de pâtes « Rico » (détenue à 51 %) sur le site de l'usine « Olivia » à Rehovot, après la fermeture de cette dernière. L'investissement est estimé à 30 millions de shekels.

Tnuva réorganise ses activités : le conglomérat alimentaire, qui a annoncé la semaine dernière la fermeture de l'usine de pâtes à tartiner « Olivia », va transférer l'usine de pâtes « Rico » (contrôlée à 51 % par Tnuva) sur le site de l'usine de pâtes à tartiner, au sein du complexe de la laiterie de Rehovot. L'investissement dans ce projet est estimé à environ 30 millions de shekels.
Ce déménagement fait suite à une demande d'expulsion émanant des propriétaires immobiliers à Beit Dagan, où l'usine de pâtes opère actuellement, ce qui s'inscrit dans la stratégie de Tnuva de se désengager du secteur peu rentable des pâtes à tartiner. L'usine Olivia, dont la fermeture est prévue dans les deux prochains mois, est située dans le complexe de la laiterie de Rehovot, où Tnuva produit du lait liquide et de la crème fraîche. Le transfert de l'usine de pâtes devrait avoir lieu au premier trimestre de l'année prochaine.
La société Olivia a été fondée en 1990 par l'ingénieur agroalimentaire Yoel Banash. En 2000, Tnuva a acquis 50 % des parts auprès de la société Kardan pour 7 millions de shekels, assortis d'un prêt d'actionnaire de 4 millions de shekels. Par la suite, Tnuva a racheté le reste des parts, devenant ainsi l'actionnaire majoritaire. Le prêt d'actionnaire accordé par Tnuva s'élève aujourd'hui à 34 millions de shekels. Après la fermeture de l'activité, Tnuva pourra comptabiliser ce prêt comme une perte en capital, déductible des bénéfices du conglomérat.
Ce plan de transfert intervient dans un contexte de conflit persistant avec les fondateurs du fabricant de pâtes fraîches Doro Italian Products, dont Tnuva a acquis 51 % des parts en 2019 pour environ 21 millions de shekels. Le différend porte sur la valorisation de l'entreprise lors de l'exercice de l'option d'achat des parts restantes : les fondateurs ont fait évaluer la société à 142 millions de shekels, tandis que l'évaluation réalisée par BDO pour Tnuva l'estimait à 79 millions de shekels.
Les fondateurs ont intenté quatre procès contre Tnuva, tous rejetés par les tribunaux. Ils contestaient notamment les décisions du conseil d'administration concernant les loyers et les commissions de distribution, et exigeaient que Tnuva rachète leurs parts pour 50 millions de shekels. Des appels sont en cours devant la Cour suprême. Par ailleurs, une plainte déposée par Shay Alon devant le tribunal du travail concernant son licenciement pendant son service de réserve a été rejetée, et une procédure en diffamation contre la direction de l'entreprise est toujours en cours.
L'entreprise de pâtes, fondée il y a 12 ans, emploie des dizaines de personnes dans son usine de Beit Dagan. En 2024, les ventes ont été estimées à 56 millions de shekels, générant un bénéfice de 12 millions de shekels. Le volume de ventes actuel est d'environ 6 millions de shekels par mois, ce qui correspond à un rythme annuel d'environ 70 millions de shekels.





