Crise des transports : les maires réclament l'intervention de Miri Regev

Des maires de Cisjordanie et de la région de Jérusalem ont manifesté mercredi au ministère des Transports pour dénoncer la crise des services de bus de la société « Tnufa ».

Reshet 13Auteur : Ofek Tzach
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Crise des transports : les maires réclament l'intervention de Miri Regev
Photo : Reshet 13 / שרת התחבורה מירי רגב לצד אוטובוס של חברת "תנופה" | צילום: ויקיפדיה / אבשלום ששוני, פלאש 90

La crise des transports en commun en Cisjordanie, à Beit Shemesh et dans le corridor de Jérusalem a pris une nouvelle tournure mercredi, lorsque plusieurs maires se sont rendus au ministère des Transports pour exiger une intervention urgente. La grave crise liée au fonctionnement de la société de transport « Tnufa », qui dessert ces zones, laisse chaque jour des milliers de passagers sans solution. Bien qu'ils s'attendaient à rencontrer les hauts fonctionnaires du ministère, menés par la ministre des Transports Miri Regev, les élus n'ont pas obtenu de réponse.

Colère des maires et défaillances

Le maire d'Ariel, Yair Shtavon, a déclaré que des milliers de résidents subissent les conséquences de l'échec persistant du ministère. Il a souligné que les habitants d'Ariel et de Cisjordanie ne serviront pas d'otages à une faillite gouvernementale, qualifiant la situation d'abandon pur et simple d'un public entier.

« Des milliers de résidents paient le prix de l'échec continu du ministère des Transports. La ministre Miri Regev et son ministère connaissent parfaitement la crise, mais en pratique, nos habitants restent bloqués aux stations », a déclaré Shtavon.

Les données internes de l'Autorité nationale des transports publics révèlent l'ampleur des défaillances : au cours du premier semestre de l'année, un taux de non-exécution d'environ 5 % a été enregistré sur les lignes de l'entreprise, accompagné d'amendes cumulées s'élevant à près de 80 millions de shekels. Les estimations indiquent que sur environ 400 bus prévus par l'appel d'offres, des dizaines de véhicules — entre 50 et 80 — sont immobilisés en permanence.

Vente potentielle et appels à l'action

Dans le contexte de cet effondrement opérationnel et du recours à des chauffeurs sous-traitants, interdit par les directives du ministère, des pourparlers sont en cours pour la vente de l'entreprise. Parmi les propriétaires figure Itzik Kaufman, entrepreneur lié au Likud, qui détient 51 % des parts via « China Motors », aux côtés du groupe Shasha et de Maya Tour. Une acquisition potentielle par la société « Metropoline » est actuellement à l'étude.

Les chefs de collectivités avertissent que sans sanctions sévères et sans l'annulation de l'appel d'offres, les passagers continueront de payer le prix fort. Le maire de Beit Shemesh, Shmuel Greenberg, a exhorté la ministre Miri Regev à intervenir immédiatement.

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