Israël : 16 mois de prison pour trafic d'imitations d'armes à feu à Tibériade
Le tribunal de Tibériade a condamné Haron Sabihi à 16 mois de prison pour trafic d'imitations d'armes à feu. La juge a averti que l'époque des simples amendes pour les pistolets d'alarme et l'airsoft est désormais révolue.

Le tribunal de première instance de Tibériade a condamné mardi Haron Sabihi, propriétaire d'un magasin d'équipement tactique dans le nord d'Israël, à 16 mois de prison ferme. Sabihi a été reconnu coupable, dans le cadre d'un accord de plaider-coupable, de trafic et tentative de trafic d'imitations d'armes à feu, ainsi que de possession illégale d'imitations d'armes et de pièces d'armes.
Dans son verdict, la juge Kathili a souligné le changement législatif concernant les imitations d'armes à feu, précisant que la clémence autrefois accordée pour les infractions liées aux pistolets d'alarme et à l'airsoft n'est plus de mise en raison de la possibilité de convertir ces objets en armes réelles.
« L'ère des simples amendes pour le trafic de pistolets d'alarme et d'airsoft est révolue. »
Opération d'infiltration et perquisition
L'enquête a débuté à la suite d'informations de renseignement obtenues par la police israélienne. Selon le commissaire Gal Farkash, chef des enquêtes au commissariat de Tibériade, un agent infiltré a été déployé. La police affirme que Sabihi a continué ses activités de bouche-à-oreille après avoir fermé son commerce légal à la suite d'une précédente intervention policière.
L'enquête a mené à une perquisition au cours de laquelle Sabihi a été pris en flagrant délit alors qu'il présentait un pistolet d'alarme à l'agent infiltré. La fouille des lieux a permis de saisir :
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12 culasses
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5 mécanismes pour armes longues
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40 leviers d'armement
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50 chargeurs
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2 autres pistolets d'alarme détenus sans licence
La police a expliqué que ces pistolets peuvent être transformés en armes de guerre par le simple remplacement de certaines pièces, ce qui fait craindre leur utilisation par le milieu criminel lors de fusillades.
Arguments juridiques et verdict
Lors des réquisitions, l'accusation a insisté sur le danger public que représente la conversion de ces répliques en armes réelles. En défense, l'avocat de Sabihi, Me Lidawi, a soutenu que ces objets avaient été achetés il y a longtemps et étaient auparavant qualifiés de « jouets dangereux », minimisant la gravité de l'infraction.
La juge a rejeté les arguments de la défense, affirmant que l'amendement 24 de la loi sur les armes à feu a redéfini le statut légal des imitations d'armes. Elle a rappelé que l'absence de licence n'est pas un simple détail technique, mais une violation d'une règle essentielle visant à empêcher le détournement de ces équipements vers la criminalité.
Pour fixer la peine, le tribunal a pris en compte des circonstances atténuantes telles que les aveux de Sabihi, le gain de temps judiciaire et une lettre de reconnaissance pour son aide durant la guerre. En revanche, ses six condamnations antérieures ont pesé en sa défaveur.
La juge a établi une fourchette de peine de 12 à 30 mois, condamnant finalement Sabihi à 16 mois de prison ferme, sous déduction de ses jours de détention provisoire, assortis de huit mois de prison avec sursis et d'une amende de 8 000 shekels.





