Tel-Aviv : la justice confirme des amendes et suggère des alertes SMS

Condamné à 1 250 shekels d'amende pour stationnement interdit répété, un automobiliste de Tel-Aviv voit son appel rejeté, tandis qu'un juge préconise des alertes SMS.

Tel-Aviv : la justice confirme des amendes et suggère des alertes SMS
Photo : Nizzan Cohen / Wikimedia Commons

Un automobiliste de Tel-Aviv qui s'est garé à plusieurs reprises dans une zone d'interdiction de s'arrêter pour acheter des pitas a vu son appel rejeté et devra s'acquitter d'amendes s'élevant à 1 250 shekels. La juge Noa Tabor du Tribunal de district de Tel-Aviv a confirmé la condamnation tout en suggérant à la municipalité de mettre en place un système d'alerte par SMS en temps réel pour les infractions de stationnement.

Les faits se sont déroulés en septembre et octobre 2024 vers 7h00 du matin dans la rue Débora la Prophétesse. Les avis de contravention n'ont pas été apposés sur le pare-brise mais envoyés par voie postale. Le conducteur a soutenu n'avoir reçu le premier avis qu'à la fin du mois d'octobre, alors que quatre autres amendes s'étaient déjà accumulées. Il a affirmé qu'une alerte immédiate lui aurait permis de modifier son comportement dès la première infraction. Il a également contesté la taille du panneau de signalisation et l'absence de marquage rouge et blanc sur la bordure du trottoir.

La municipalité a rétorqué que le panneau de signalisation constitue en soi l'avertissement exigé par la loi, et non l'amende elle-même. Il a en outre été révélé que la ville avait déjà annulé par clémence quatre autres amendes attribuées au même conducteur durant la même période. La juge Noga Blichstein-Shachori du Tribunal des affaires locales l'avait préalablement déclaré coupable des cinq chefs d'inculpation, statuant que le stationnement illégal relève de la responsabilité stricte et que la couleur du trottoir ne prime pas sur la signalisation officielle.

Tout en rejetant l'appel, la juge Tabor a reconnu le bien-fondé de l'argument du conducteur concernant l'accumulation de contraventions tardives. Elle a recommandé à la municipalité d'envisager l'envoi de messages texte immédiats aux résidents lors de l'émission d'une amende afin d'éviter les récidives involontaires, soulignant qu'il s'agit d'une recommandation d'amélioration du service municipal et non d'une obligation légale.

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