Éducation en Israël : priorité au présentiel pour les plus jeunes en temps de crise
Le ministère israélien de l'Éducation privilégie désormais l'enseignement en présentiel pour les jeunes enfants en temps de crise, suite à un vaste bilan sur les limites de l'école à distance.

Le système éducatif israélien fait face à des situations d'urgence nationales continues depuis plus de six ans, alternant régulièrement entre enseignement en présentiel et apprentissage en ligne en raison des directives du Commandement du Front intérieur. Des études récentes montrent que l'enseignement à distance via Zoom s'avère largement inefficace sur la durée, en particulier pour les élèves des jardins d'enfants et des classes élémentaires. Selon les enquêtes, 79 % des directeurs d'établissements signalent que les élèves peinent à maintenir leur concentration à distance, tandis que 36 % indiquent que la participation repose lourdement sur l'aide des parents.
Défis pour l'Éducation Spécialisée et les Infrastructures
Ces difficultés s'avèrent encore plus prononcées pour les élèves en situation de handicap qui nécessitent un enseignement en présentiel. De plus, 78 % des parents estiment que leurs enfants éprouvent des difficultés avec l'apprentissage numérique même en temps normal. Un document du Centre de recherche de la Knesset met en lumière des lacunes persistantes, notamment l'absence de politique numérique uniformisée, des pénuries d'équipements informatiques dans les secteurs arabe et ultra-orthodoxe, ainsi qu'une adaptation insuffisante des contenus pédagogiques aux situations de crise.
Nouvelles Orientations du Ministère
En réponse à ces conclusions, le ministère de l'Éducation a élaboré une nouvelle stratégie, en coordination avec le Commandement du Front intérieur, accordant la priorité aux cours en présentiel dans les jardins d'enfants et les classes du primaire en cas d'urgence. Par ailleurs, les établissements scolaires sont désormais tenus d'intégrer 60 heures annuelles d'apprentissage numérique dans leur programme régulier. Le directeur général adjoint, le Dr Eyal Ben-Zaken, a souligné que le ministère a mené une évaluation institutionnelle approfondie pour réformer la pédagogie de crise.




