De la rue à la renaissance : le combat d'une jeune femme à Tel-Aviv
L'histoire d'Hadar Ohayon, tombée dans l'enfer de la drogue à la gare routière de Tel-Aviv à 18 ans, qui a survécu à un coma avant de revenir sur place pour aider les toxicomanes.

Du foyer à la rue
La dérive de Hadar Ohayon a commencé à l'âge de 17 ans. Se décrivant comme une « enfant difficile », elle s'est opposée aux règles. Lorsqu'elle a été exclue de son foyer juste avant ses 18 ans, elle s'est sentie abandonnée par ceux qui devaient la protéger.
La transition entre la maison de son père à Petah Tikva et les trottoirs de la rue Levinsky, près de la gare routière de Tel-Aviv, a été rapide. Après s'être enfuie d'un centre de désintoxication, elle a pris une valise, a sauté la barrière et s'est rendue directement dans ce quartier difficile.
La survie à la gare routière
À la gare routière, une jeune fille de 18 ans est une proie facile. Pour survivre, Hadar a dû prouver qu'elle faisait partie du milieu. Elle décrit un quotidien marqué par l'emprise constante des stupéfiants, dormant sous les immeubles et passant des semaines sans se laver.
Elle témoigne de la violence extrême de la rue :
« Un jour, j'ai volé un téléphone pour l'échanger contre de la drogue. Le revendeur a vu que des gens me poursuivaient. Il s'est énervé, a saisi une trottinette pour m'en frapper la tête, m'a aspergée de gaz lacrymogène et m'a rouée de coups. Mon corps n'était qu'un bleu. »
Le tournant de la guérison
Le véritable changement s'est produit lorsque son corps a lâché. Après plusieurs overdoses, Hadar est tombée dans le coma pendant plusieurs semaines et a perdu la mémoire. Réalisant qu'elle ne survivrait pas physiquement à ce rythme, elle a décidé de s'en sortir.
Hadar a intégré le centre de réhabilitation « Latzidech ». Cette dixième tentative a été la bonne. Aujourd'hui sevrée, elle effectue son service national dans un hôpital et retourne régulièrement sur les lieux de son passé pour tendre la main aux sans-abris.





