Tel-Aviv démolit un mémorial du 7 octobre sur la plage de la Falaise

La municipalité de Tel-Aviv a démoli une structure en bois servant de mémorial aux victimes du 7 octobre à la plage de la Falaise, invoquant des raisons de sécurité.

Israel HayomAuteur : Avi Cohen
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Tel-Aviv démolit un mémorial du 7 octobre sur la plage de la Falaise
Photo : Israel Hayom / המדבקות לזכר הנופלים והחטופים נעלמו מחוף הצוק | צילום: זאב נחמזון

Une structure en bois située à l'entrée de la plage de la Falaise (Hof HaTzuk) à Tel-Aviv, devenue depuis deux ans et demi et le massacre du 7 octobre un mémorial local pour les soldats tombés et les otages, a été retirée.

Au fil du temps, des visiteurs y avaient collé des photos et des noms de civils et de soldats disparus. Récemment, des habitués de la plage ont constaté sa disparition.

Zeev Nachmezon, un marcheur régulier de la zone, a exprimé son indignation :

« Chaque samedi matin, nous partons pour une longue marche depuis la plage de la Falaise. À l'entrée se trouvait cette cabane devenue un monument historique ces deux dernières années. Ce matin, elle n'était plus là. Quelqu'un peut-il imaginer pourquoi ? »

La municipalité invoque des raisons de sécurité

La municipalité de Tel-Aviv-Jaffa a réagi en expliquant que le démantèlement avait été effectué pour des raisons de sécurité publique.

« Il s'agit d'une structure en bois qui servait autrefois de guichet à l'entrée de la plage, sur laquelle ont été apposés des autocollants de victimes et d'otages. La structure n'était plus sûre, sa démolition était donc nécessaire », a déclaré la municipalité.

Tensions autour des mémoriaux spontanés

Cet incident s'inscrit dans un débat plus large sur les lieux de mémoire spontanés apparus à Tel-Aviv depuis le début de la guerre. Des photos, autocollants et installations en hommage aux victimes et pour le retour des otages ont fleuri sur les poteaux, barrières et panneaux de la ville.

Il y a deux mois, la municipalité avait déjà suscité la colère en effaçant par erreur un graffiti à la mémoire du défunt Roy Bareket, réalisé par ses amis près du carrefour du Peel. Sa mère, Liat, avait alors dénoncé un manque total de sensibilité de la part des autorités locales. La mairie s'était excusée, attribuant l'erreur à une confusion lors du nettoyage d'autres graffitis et promettant d'autoriser la restauration de l'œuvre.

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