La Véliplanchiste Tamar Steinberg Sacrée Championne du Monde à Weymouth
Tamar Steinberg sacrée championne du monde de iQFoil à Weymouth, menant un triomphe israélien aux côtés de Sharon Kantor et Daniella Peleg en vue des JO de Los Angeles.

La finale des championnats du monde féminins de iQFoil à Weymouth, en Angleterre, a pris des airs de championnat national israélien. Tamar Steinberg, Sharon Kantor et Daniella Peleg ont monopolisé trois des quatre premières places, seule l'Australienne Stella Bilger s'étant glissée parmi elles. Cette performance exceptionnelle de l'équipe dirigée par Shahar Zubari a mis en lumière la puissance incontestée de la délégation israélienne.
Dès le départ, la domination collective s'est transformée en un duel acharné entre deux athlètes. Kantor, médaillée d'argent olympique, a pris un meilleur départ et a mené les débats. Steinberg, qui avait dominé la compétition toute la semaine, s'est retrouvée en position de chasse au moment le plus décisif. Après le passage de la deuxième bouée, elle savait qu'elle devait absolument dépasser sa compatriote.
La Conquête du Titre Suprême
Steinberg a attaqué au vent, a trouvé la trajectoire idéale et a franchi la ligne d'arrivée en tête. Ayant fêté ses 20 ans peu de temps auparavant, la véliplanchiste du kibboutz Nachsholim a parachevé une année de rêve en décrochant les titres de championne d'Europe et du monde. Kantor a pris l'argent, Peleg a terminé quatrième, tandis que la star locale Emma Wilson a échoué hors du podium.
Weymouth revêt une charge émotionnelle particulière pour Steinberg. En 2012, Lee Korziz y était arrivée en grande favorite avant d'être affaiblie par une maladie sanguine rare, terminant à la sixième place. Jeune fille, Steinberg avait assisté à la scène depuis son salon. Quatorze ans plus tard, elle a bouclé une boucle émouvante en écoutant "Hatikvah" résonner en son honneur sur ce même site.
Une Lignée de Champions
L'histoire familiale de Steinberg est intimement liée à la voile israélienne. Elle est la fille de l'entraîneur olympique de renom Gor Steinberg, qui a notamment guidé Gal Fridman, Korziz et Zubari. Aujourd'hui, c'est ce même Zubari qui la dirige au sein de la meilleure équipe féminine au monde.
« Je ne me souciais pas de savoir si c'était Sharon qui luttait pour l'or ou quelqu'un d'autre », a déclaré Steinberg. « La course était très tactique. Nous nous connaissons par cœur, c'était presque comme un entraînement. »
Vers les Jeux Olympiques de Los Angeles
Bénéficiant d'une condition physique irréprochable et d'un accompagnement professionnel de premier plan, Steinberg se tourne déjà vers l'avenir. À moins de deux ans des prochains Jeux olympiques, la concurrence au sein de l'équipe s'annonce rude, mais son ambition demeure intacte : décrocher l'or à Los Angeles.





