La Maison-Blanche et l'OMS suivent de près le décès d'une chercheuse en Sibérie
Le décès d'une chercheuse sibérienne des suites d'une infection suspecte suscite des réactions internationales et pousse les pays voisins à renforcer leurs contrôles frontaliers.

Le décès de Daria Shpilova, chercheuse à l'Institut de recherche sur la peste d'Irkoutsk en Sibérie, suscite une vive inquiétude internationale et est parvenu jusqu'à la Maison-Blanche. Le président américain Donald Trump a été interrogé par des journalistes sur la réponse de Washington face au risque de propagation de la peste pulmonaire en provenance de Russie. « Nous examinons la situation très sérieusement, nous venons tout juste d'en entendre parler », a-t-il déclaré. « Nous les aiderons autant que possible. »
Trump s'est adressé aux journalistes sur la pelouse sud avant de monter à bord de l'hélicoptère présidentiel pour se rendre à un rassemblement électoral dans le Nebraska. Il a qualifié l'incident de « grand problème pour la Russie » et a ajouté qu'il s'agit d'une « maladie difficile ». Le département d'État américain a précisé plus tôt que la peste est une affection bien connue qui se traite efficacement avec des antibiotiques courants, en particulier si le traitement est administré de manière précoce. Le secrétaire d'État Marco Rubio a pour sa part indiqué qu'il ne s'agit pas d'un motif de panique, mais d'une situation nécessitant une surveillance accrue.
Réactions Internationales et Mesures Locales
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait savoir qu'elle était en contact avec les autorités sanitaires russes pour vérifier les circonstances du décès. Bien que le risque pour la santé publique semble faible selon les données disponibles, l'OMS poursuit ses vérifications. De son côté, le Kremlin a exhorté la population à rejeter les rumeurs et à se fier uniquement aux communiqués officiels de Rospotrebnadzor, l'agence russe de protection des consommateurs, qui assure que la situation épidémiologique locale demeure stable.
En dépit de ces déclarations rassurantes, des mesures strictes sont maintenues sur le terrain à Irkoutsk. Plus de 60 employés de l'institut ont été placés en quarantaine à l'intérieur du bâtiment, et plusieurs hôpitaux de la région ont été bouclés. Les pays d'Asie centrale voisins ont également renforcé leurs contrôles sanitaires aux frontières par mesure de précaution.





