Sami Jasus, abattu par la police, n'est toujours pas enterré : « Ils continuent de le traiter comme un terroriste »
La famille d'un résident de Lod de 28 ans, souffrant de troubles mentaux et abattu par un officier de la YASAM, a saisi la Cour suprême pour obtenir la restitution de son corps. Alors que la police avait initialement interdit une manifestation de soutien, elle est revenue sur sa décision suite à une action en justice. Le corps est retenu à l'Institut médico-légal d'Abu Kabir depuis un mois.

Sami Jasus, 28 ans, de Lod, a été abattu au début du mois par un officier de la YASAM. Son corps est toujours détenu à l'Institut médico-légal d'Abu Kabir. Aujourd'hui, la police est revenue sur son opposition, et le parti « Makom Le-Kulanu » (Une place pour nous tous) organisera une manifestation pour le retour du corps de Jasus ce dimanche à 17h00 au stade municipal de Lod.
Le parti avait déposé une requête auprès de la Cour suprême contre la police, qui avait interdit la manifestation en la qualifiant de « soutien à une activité terroriste ». Suite à cette requête, la police a annulé sa décision. Le président du parti, Alon-Lee Green, a déclaré : « Nous ne cesserons pas de soutenir la famille Jasus jusqu'à ce que son corps soit restitué et inhumé ».
Jasus, qui souffrait de troubles mentaux, a été abattu par un officier de la YASAM qui le soupçonnait de préparer une attaque terroriste. Sa famille supplie les autorités de libérer le corps pour pouvoir entamer le deuil. Sa sœur, Nadin Suweis, a confié à Ynet : « Nous supplions de pouvoir enterrer mon frère. Son corps est dans le réfrigérateur à Abu Kabir depuis un mois. Il est clair qu'il souffrait de problèmes de santé mentale ; s'il avait été soigné, il serait en vie aujourd'hui. Ils continuent de le traiter comme un terroriste, même après sa mort, ce qui épuise mentalement nos parents. Nous sommes une famille honorable, et ces accusations sont sans fondement ».
Nadin a souligné que son père attend chaque jour de pouvoir enterrer Sami. La famille attend la réponse du bureau du procureur de l'État à la suite de leur requête devant la Cour suprême. Dans une réponse préliminaire, le procureur a indiqué que l'armée pourrait décider de conserver le corps s'il est établi que le défunt était impliqué dans des activités terroristes, en vertu du règlement 133 des règlements de défense. Parallèlement, le Département des enquêtes internes de la police (DPI) poursuit son enquête sur les circonstances de la fusillade.
Le 1er juillet, la police avait initialement fait état de la neutralisation d'un « terroriste » à Lod, avant d'annoncer une heure plus tard que toutes les pistes étaient étudiées, y compris l'absence de mobile nationaliste. Selon le rapport de police, des officiers ont repéré un suspect armé d'un couteau et lui ont ordonné de s'arrêter. Il aurait alors foncé sur une équipe de la YASAM, poussant l'officier à ouvrir le feu.





