Saisie d'appartements, extorsion et menaces : une affaire criminelle majeure révélée
Le parquet a déposé un acte d'accusation contre une famille ayant pris le contrôle d'appartements à Ramla par la force et les menaces, tout en commettant des fraudes et du blanchiment d'argent à hauteur de millions de shekels.

Ils ont pris le contrôle d'appartements, extorqué et menacé — et maintenant la justice les rattrape : le parquet a déposé aujourd'hui devant le tribunal de district du Centre (Lod) un acte d'accusation contre Ismaïl Abou Ghanem et six membres de sa famille et proches. La raison : ils ont saisi des appartements à Ramla par l'extorsion, la violence et les menaces, tout en commettant des délits de fraude et de blanchiment d'argent à hauteur de millions de shekels.
L'acte d'accusation, déposé par l'avocat Elad Asraf du parquet du district du Centre (section pénale), impute aux accusés une série de délits, notamment l'extorsion par la force, la perception de frais de protection, l'association de malfaiteurs, l'obtention par tromperie dans des circonstances aggravantes, l'usage de faux documents, des délits fiscaux et le blanchiment d'argent.
Selon l'acte d'accusation, Ismaïl Abou Ghanem a élaboré un « plan criminel systématique et sophistiqué » pour prendre le contrôle d'appartements proches de son domicile à Ramla. Dans le cadre de ce plan, Abou Ghanem a agi, lui-même ou par l'intermédiaire d'autrui, pour utiliser la violence physique et l'intimidation contre les propriétaires et les agents immobiliers afin de les forcer à lui vendre leurs biens.
De cette manière, les accusés ont réussi à prendre le contrôle de cinq appartements différents. Abou Ghanem est notamment accusé d'avoir extorqué des frais de protection à une femme âgée et à des agents immobiliers, exploitant leur détresse pour obtenir des prix nettement inférieurs à la valeur du marché. Afin de dissimuler la propriété réelle et d'éluder les impôts, il enregistrait les appartements au nom de ses enfants et de sa femme.
L'acte d'accusation décrit comment Abou Ghanem a approché une plaignante de 82 ans, lui déclarant sans équivoque : « Tu ne peux pas vendre, seul moi j'achète ». Il l'a menacée en affirmant que si elle n'acceptait pas, elle ne pourrait vendre à personne d'autre. Pour intimider son agent immobilier, il a affirmé avoir « écrasé la voiture d'un autre agent » qui avait tenté de vendre une maison, ajoutant que ce dernier « avait été battu et avait eu besoin de soins médicaux ».
À cette période, des incendies de véhicules et des actes de vandalisme ont eu lieu près du domicile de la victime, renforçant sa peur et la forçant à vendre aux conditions fixées par Abou Ghanem. Dans un autre cas, les accusés ont menacé un propriétaire de « prendre la maison par la force » et de lui faire du mal s'il s'approchait des lieux. La victime a été agressée physiquement avant d'être chassée.
Outre l'extorsion, les accusés sont inculpés de blanchiment d'argent à hauteur de millions de shekels via un « mouvement circulaire » de fonds dans le système bancaire. Ils utilisaient des comptes familiaux et une boucherie à Or Yehuda pour contracter des prêts frauduleux à l'aide de faux documents, notamment des fiches de paie fictives. L'enquête a été menée par la police du district central (Yamar Merkaz). Le parquet a demandé la confiscation des appartements obtenus frauduleusement ainsi que des fonds saisis.





