Révolution sur le marché des cryptomonnaies : les États-Unis dévoilent un changement réglementaire majeur
La Securities and Exchange Commission (SEC) des États-Unis promeut une initiative inédite permettant aux entrepreneurs de lever jusqu'à 75 millions de dollars via un parcours simplifié. Cette mesure, visant à offrir une clarté juridique, pourrait avoir des répercussions mondiales, y compris pour les entreprises israéliennes.

La Securities and Exchange Commission (SEC) des États-Unis promeut une nouvelle proposition susceptible de transformer en profondeur le fonctionnement du marché des cryptomonnaies, ainsi que les relations entre les entreprises, les investisseurs et les autorités de régulation. Cette mesure vise à instaurer un cadre réglementaire plus clair pour les actifs numériques, après des années d'incertitude juridique.
Selon le rapport de Crypto Jungle, la proposition repose sur deux voies permettant aux entrepreneurs de lever des capitaux dans des conditions plus souples, sans le processus d'enregistrement complet généralement requis par le Securities Act américain de 1933 :
-
La première voie : proposer des actifs numériques pour un montant allant jusqu'à 5 millions de dollars sur une période de quatre ans.
-
La seconde voie : lever jusqu'à 75 millions de dollars sur une période de 12 mois.
En contrepartie de ces allègements, la SEC exige une transparence accrue envers les investisseurs. Les entrepreneurs opérant dans ce cadre devront fournir des informations claires sur les objectifs du projet et les risques encourus. Les entreprises choisissant la seconde voie devront également soumettre des rapports financiers et se conformer aux exigences de déclaration en vigueur.
L'un des piliers de cette proposition est le mécanisme de « port sûr » (safe harbor). Dans ce cadre, un projet de cryptomonnaie répondant à des critères spécifiques liés à un réseau décentralisé et actif pourrait ne pas être considéré comme un « contrat d'investissement ». Cette exclusion de la définition traditionnelle de titre financier offrirait aux entrepreneurs une certitude juridique nettement renforcée.
La proposition vise également à réduire les interactions des entreprises avec les lois sur les valeurs mobilières au niveau des États, en offrant des exemptions d'enregistrement et des allègements pour certaines transactions sur le marché secondaire.
Bien que cette proposition concerne la réglementation américaine, ses conséquences pourraient être mondiales. Les États-Unis étant un centre névralgique du marché mondial des capitaux, un changement dans leur approche réglementaire influencera inévitablement les volumes d'investissement et la liquidité à l'échelle internationale. Un cadre plus clair pourrait également faciliter l'entrée d'entités financières traditionnelles — banques et fonds institutionnels — qui évitaient jusqu'ici les actifs cryptographiques en raison de l'incertitude réglementaire.
Les projets internationaux, y compris ceux originaires d'Israël, pourraient bénéficier d'un accès facilité aux investisseurs américains si cette proposition est adoptée. De plus, ce changement pourrait créer un effet domino, incitant d'autres pays à adapter leurs politiques locales, ce qui affecterait l'industrie numérique mondiale.
Le président de la SEC a précisé que l'objectif est de fournir des « voies claires pour les entrepreneurs » afin d'éviter que les entreprises du secteur ne quittent les États-Unis en raison de l'incertitude réglementaire.
La proposition entre désormais dans une période de commentaires publics de 60 jours. À l'issue de cette phase, la commission examinera les retours et déterminera les modalités de mise en œuvre des nouvelles règles.





